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Algérie : Condamnation pour prosélytisme.
Les deux Algériens convertis au christianisme ont été condamnés le 3 juillet à six mois de prison avec sursis et 100 000 dinars (1.000 €) d'amende pour prosélytisme, a annoncé le président de l'Eglise protestante d'Algérie, Mustapha Krim.
Le procureur du tribunal de Tissemsilt (350km au sud-ouest d'Alger) n'avait pas requis de peine contre les deux informaticiens, Rachid Mohammed Seghir, 40 ans, et Jammal Dahmani, 36 ans. Lors de l'audience en appel du 25 juin, il avait demandé au juge d'appliquer la loi concernant leurs cas, sans fournir plus de précision. Le jugement avait été mis en délibéré.
Les deux hommes avaient été condamnés par contumace le 20 novembre 2007 à deux ans de prison ferme et 5000 euros pour prosélytisme chrétien et exercice illégal d'un culte non musulman. Ils encouraient un maximum de cinq ans de prison et 10 000 euros d'amende. Ils avaient demandé à être rejugés en étant présents à l'audience, comme le leur permet la loi algérienne.
Le pasteur Krim a précisé que les deux convertis étaient jugés pour "distribution de littérature qui porte atteinte à la foi des musulmans".
Depuis février 2006, l'exercice du culte non musulman est soumis à une loi qui pose le préalable de l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour le lieu où doit s'exercer le culte et celle des autorités religieuses pour la personne qui doit diriger ce culte. Plusieurs procès ont depuis été intentés contre des convertis accusés de prosélytisme.

Colombie : Rendons grâce pour la libération des otages.
C'est d'abord par une prière publique d'action de grâces qu'Ingrid Betancourt et les otages ont marqué leur retour à la liberté. Les évêques colombiens appellent les FARC à libérer les autres otages et à négocier avec le gouvernement.
Le 2 juillet, le cardinal Jean-Baptiste Re, président de la Commission pontificale pour l'Amérique latine, a demandé, lui aussi, aux Forces Armées Révolutionnaires de libérer toutes les personnes qu'elles tiennent en otage, en transmettant d'ailleurs le message du Pape. "Tous nous désirons la paix en Colombie. Que vive la paix et que vivent les valeurs évangéliques. La Colombie est un pays dont les racines sont la religion catholique. L'identité de la Colombie est une identité catholique."
Dès sa descente de l'avion et avant même de parler devant le micro qui lui était tendu, Ingrid Betancourt a eu ce geste de se marquer silencieusement d'un signe de la croix. Puis elle s'est agenouillée près de sa mère et avec ses compagnons de captivité dont l'un portait un chapelet autour du cou. Après un moment de prière silencieuse, ils ont été béni par un aumônier militaire venu pour les accueillir.
Elle a ensuite déclaré aux journalistes et aux personnes présentes qu'elle voulait d'abord remercier Dieu : "Il faut surtout que vous vous joignez à moi pour remercier Dieu d'être libre, parce que j'ai beaucoup prié." Ce n'est qu'après cela qu'elle remercia l'armée colombienne, ajoutant, après en avoir fait le récit détaillé : " Dieu nous a fait ce miracle, ceci est un miracle."
Elle a eu même quelques mots pour ses anciens ravisseurs. " J’ai vu le commandant, qui pendant tant d’années a été responsable de nous, et qui en même temps a été si cruel avec nous. Je l’ai vu au sol, les yeux bandés. Ne croyez pas que j’étais joyeuse, j’ai senti de la pitié pour lui, parce qu’il faut respecter la vie des autres, même s’ils sont vos ennemis. »
L’ex-otage devrait être reçue par le Pape dans les prochains jours.

Venezuela : Création d'une église "catholique" schismatique.
Les évêques catholiques accusent le président Chavez de soutenir une Église dissidente, l’Église catholique réformée vénézuélienne, mouvement «schismatique» fondé par d’anciens catholiques, luthériens et anglicans.
Mgr Roberto Luckert Leon, évêque de Coro et vice-président de la Conférence épiscopale, s’en est pris à la radio à cette Église catholique réformée, qui vient d'être reconnue par le gouvernement vénézuélien. Elle est actuellement formée de membres favorables à Hugo Chavez et dissidents de diverses Églises et confessions chrétiennes "historiques", dont deux prêtres catholiques.
Le président pourrait ainsi opposer une Église qui le soutient, aux évêques qui critiquent ses diverses positions contraires à l'enseignement de l'Église.
Mgr Ubaldo Santana, président de la Conférence épiscopale, estime que cette dénomination de « catholique » est une usurpation et il s'étonne que le Ministère de l'Intérieur et de la Justice se soit permis d'enregistrer une nouvelle dénomination sous ce titre.
Le 25 juin, Jon Jen Siu Garcia, prêtre catholique, Enrique Albornoz et Alexis Bertis, tous deux pasteurs luthériens ont présenté cette nouvelle "Église" à la presse. Mgr Ubaldo Santana, évêque du diocèse de Maracaibo, auquel appartient l'un de ces prêtres, a publié un communiqué rappelant que ce groupe est "schismatique et hérétique", même s'il prétend être une alternative à l'Église catholique, apostolique et romaine, en même temps qu'elle en utilise les mêmes symboles, les mêmes 'services' sacramentaires et liturgiques que l'Église catholique.
Le dimanche 29 juin, une cérémonie s'est déroulée dans le temple luthérien de Saint-Paul d'Ojeda, durant laquelle, Mgr Dale Climie archevêque de l'Église anglicane conservative des USA, Mgr Leonardo Marin, primat de l'Église anglicane Latino-américaine et un évêque mexicain, ont consacré évêques le P. Garcia et les pasteurs Albornoz et Betis, prétendant ainsi fonder l'Église catholique réformée du Venezuele, sans référence au Pape et à la hiérarchie catholique romaine.
Le cardinal Jorge Liberato Urosa Savino, archevêque de Caracas, appelle les fidèles à ne pas adhérer à cette Église dissidente schismatique, qui a brisé l'unité ecclésiale." La finalité politique avouée de cette association l'empêche d'être l'expression authentique de la foi chrétienne. L'authentique Église de Jésus-Christ a pour fin d'annoncer et de proclamer les dons du Christ au monde entier, indépendamment de toute liaison politique ou de l'affiliation de ses fidèles à un parti."

Algérie : Cimetière chrétien profané. "Le cimetière chrétien d'Annaba, en Algérie, a été profané le mercredi 14 mai , selon le quotidien algérien "Liberté". C'est le gardien qui a découvert la profanation lors d'une ronde, le lendemain. Des croix et des statuettes brisées, des caveaux dégradés et un cercueil éventré tandis que des pots de fleurs ont été renversés, lorsqu'il n'étaient pas tout simplement brisés.
Cinq tombes datant de la première guerre mondiale ont aussi été saccagées.
Le vice-président de l'association "In memoriam d'Annaba" qui agit pour la sauvegarde du cimetière, Bernard Gassiot, a porté plainte tout en précisant que cet acte est loin d'être isolé.
Le responsable de l'association déclare "(qu')en plus de l'effet dévastateur du temps sur de nombreux cimetières mal entretenus ou tout simplement abandonnés, on viole les sépultures chrétiennes et israélites pour voler les poignées des cercueils, le marbre des tombes ou encore des dents en or ou des bijoux" avant d'ajouter que les cimetières "sont devenus le lieu privilégié des amateurs de boissons alcoolisées et de drogues, si ce n'est d'autres actes licencieux".

Bénin : Hommage au cardinal Bernardin Gantin
Benoît XVI rend hommage au cardinal Bernardin Gantin comme à un « fils éminent du Bénin et de l'Afrique, estimé de tous et animé par un esprit profondément apostolique ».
Le pape a en effet fait parvenir un télégramme de condoléances à Mgr Marcel Honorat Léon Agboton, archevêque de Cotonou, après le décès, le 13 mai, à Paris du cardinal Bernardin Gantin, doyen émérite du collage cardinalice (cf. Zenit du 13 mai 2008).
Benoît XVI exprimé sa « fervente union dans la prière avec les évêques de la Conférence épiscopale du Bénin, avec les fidèles du diocèse de Cotonou et de tout le pays, ainsi qu'avec la famille du défunt et les personnes que touchent ce deuil ».
Il demande « à Dieu, Père de toute miséricorde, d'accueillir dans sa lumière et dans sa paix ce fils éminent du Bénin et de l'Afrique, estimé de tous et animé par un esprit profondément apostolique ».
Benoît XVI souligne son « sens élevé de l'Eglise et de sa mission dans le monde ».
Le pape rend grâce « pour un ministère qui fut si fécond, d'abord comme archevêque de Cotonou, puis pendant de nombreuses années au service du Saint-Siège ».