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Je m'appelle Alexey Barbu, et j'ai 19 ans. Je suis né au Kazakhstan, dans la ville de Zhezkazgan. Je suis actuellement étudiant au Séminaire supérieur théologique interdiocésain de Marie, Mère de l'Église, à Karaganda.

J'avais l'habitude de fréquenter l'église orthodoxe. En novembre 2015, alors que j'avais 13 ans, un ami m'a invité à prendre le thé chez une connaissance avant d'aller à l'école. Lorsque nous sommes arrivés, j'ai vu qu'il s'agissait d'une église. Nous sommes entrés dans le bâtiment et il y avait des gens assis autour d'une table. Ils nous ont demandé de nous asseoir avec eux et nous avons commencé à nous présenter. Je me suis alors rendu compte que l'un d'entre eux n'était autre que l'actuel évêque de Karaganda, Adelio Dell'Oro, et qu’un autre était le curé de la paroisse, le père Robert. Le lendemain, j'y suis retourné pour prendre le thé et pendant que j'étais là, j'ai demandé quels jours ils avaient la messe. Au début, je me suis dit que j'allais juste y aller, discuter un peu avec le père Robert, passer du temps avec les autres et voir ce qui se passait. Depuis lors, je n'ai pas cessé d'y aller.

J'ai été baptisé comme catholique en 2016, mais je n'ai pas immédiatement reçu d'autres sacrements, car j'avais besoin d'une bonne préparation. L’été de cette même année, j'ai fait ma première communion. Depuis lors, j'ai commencé à réfléchir à la prêtrise. Chaque année, l'église organisait une retraite spirituelle pour les jeunes de tout le Kazakhstan, et j’ai participer à chacune. Après l'une des réunions, lors d'une retraite au séminaire, j'ai commencé à ressentir quelque chose en moi, et je n'arrivais pas à m'en défaire. J'y ai pensé pendant longtemps. Après avoir terminé la terminale, je me suis inscrit dans une université russe et j'ai été accepté. Tout ce que je voulais, c'était partir et commencer mes études.

Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ma vocation sacerdotale, et finalement j’ai abandonné l’université et j'ai demandé à être admis au séminaire. En 2021, j'ai commencé mon premier diplôme, en philosophie, et maintenant je continue mes études, et mon chemin avec Jésus.

Priez pour moi et pour tous les séminaristes du Séminaire théologique supérieur interdiocésain Marie, Mère de l'Église, à Karaganda.

Les séminaristes du Séminaire théologique supérieur interdiocésain Marie, Mère de l'Église, à Karaganda peuvent continuer leurs études grâce à l’aide qu’ils reçoivent de l’AED.

« J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. » (Is 6 :8)

Kazakhstan – Alexey Barbu
Séminaristes

Je m’appelle Zimbe Lawrence, et j’aurai 30 ans en avril. Je suis Ougandais, de l’Archidiocèse de Kampala. Je suis en deuxième année de théologie au séminaire majeure de St Mbaaga, à Ggaba.

J’avais 8 ans quand j’ai commencé vouloir devenir prêtre. Mon cousin germain est allé avec moi à la messe de notre paroisse. C’était la première fois que j’entrais dans une si grande église et j’ai été ému par sa magnificence et sa beauté. C’était au Noël de l’an 2000. Je suis resté au fond et j’ai admiré la nef si joliment décorée. Cela m’a fait penser au « Paradis » dont parlait ma mère à la maison. Il y avait des bougies allumées et des fleurs de couleurs vives dans le sanctuaire, où le prêtre, que je prenais pour Dieu, était assis avec quelques enfants qui étaient des anges. Quand je suis rentré à la maison, j’ai raconté à ma mère que j’avais vu le Paradis, Dieu et les anges. Elle m’a expliqué que celui que je prenais pour Dieu était un prêtre, Père Kato Augustin (qu’il repose en paix), et que les garçons que je pensais être des anges étaient des enfants de chœur. J’ai demandé si je pouvais être comme les enfants de chœur, elle m’a dit que c’était possible, mais que je pouvais aussi être comme Père Augustin. C’était le début de ma vocation au sacerdoce. Devenir comme Père Augustin est ce que j’ai désiré toute ma vie, jusqu’à aujourd’hui : avoir la même dévotion que je voyais en le Père Augustin.

Je suis entré à l’école primaire qui était située près de la paroisse, et je suis devenu enfant de chœur. Après avoir terminé l’école primaire, j’ai essayé d’entrer au séminaire mineur de Kisubi, mais ma famille ne pouvait pas payer les frais de formation. Je me suis senti découragé. J’ai demandé si Jésus m’avait abandonné, et s’il souhaitait vraiment que je devienne prêtre. Mais le prêtre de ma paroisse m’a encouragé et m’a dit que je pouvais toujours entrer au séminaire majeur plus tard à St Mbaaga. Il m’a promis de m’accompagner et cela m’a donné de l’espoir pour ma vocation. J’ai été accepté au lycée de la paroisse où j’ai étudié pendant 6 ans.

Mon père est décédé en 2012, et j’ai à nouveau perdu espoir car nous n’avions pas les moyens de payer mes études. J’ai prié Dieu de trouver une solution. L’année suivante j’ai été approché par le Directeur de l’école, qui m’a dit que le prêtre de la paroisse avait demandé une bourse pour moi, ce qui m’enlevait la nécessité de payer la scolarité. J’ai eu l’impression que Jésus prenait soin de moi. A l’école, j’ai toujours parlé à Jésus comme si c’était un frère. J’avais le sentiment que nous avions la même mère, la Bienheureuse Vierge Marie. Quand mon père est décédé, j’ai demandé à Jésus d’être mon père et de prendre en charge les devoirs d’un père, puisque le mien n’était plus de ce monde. Dès lors, dès que j’ai besoin de quelque chose, je le demande à Jésus dans mes prières avant de le dire à qui que ce soit.

Je suis la première personne de ma famille à choisir le sacerdoce. Je veux me dédier au Seigneur pour que je puisse aller jusqu’au peuple de Dieu qui désire des prêtres et souhaite recevoir des sacrements de l’Eglise. Le cadeau que je leur apporte est la joie du Christ.

Où que j’aille, les gens voient en moi un ambassadeur du Christ et ressentent la présence d’un serviteur de Dieu, qui est aussi là pour leur rappeler le chemin vers le Seigneur.

Zimbe Lawrence et environ 200 autres séminaristes reçoivent un soutien de l’AED dans leur formation de prêtre en Ouganda.

Ouganda – Zimbe Lawrence
Séminaristes

« Nous pensons à notre peuple qui souffre. »

Mgr Jaime Villarroel
Évêque de Carúpano au Venezuela

Je m’appelle Jaofera Nirina Joseph Cyrille, et je suis né dans une famille catholique pratiquante dans le Diocèse de Tamatave, à Madagascar. Les prêtres ne venaient que rarement dans la région où nous vivions, mais mes parents nous emmenaient, moi et mes sœurs, tous les dimanches à l’église, où nous suivions des cours de catéchisme et allions à la messe. De retour à la maison, après le diner, nous disions tour à tour les prières du soir. Pour être honnête, je ne prenais pas très au sérieux ces prières, mais c’était une tradition familiale, et je ne voulais pas désobéir à mes parents.

Néanmoins, j’appréciais les cours de catéchisme et pendant mon temps libre, ou bien quand nous étions envoyés surveiller le bétail dans les rizières, je lisais des livres religieux, ou la Bible. Ces lectures ont éveillé ma curiosité et mon intérêt pour la vie de l’église, à tel point que je n’arrêtais pas d’en parler avec mes amis d’écoles. Je désirai en savoir plus.

J’étais un très bon élève, très intéressé, si bien que mes professeurs fermaient les yeux quand je me comportais mal en classe. Mes amis m’appelaient le « petit prêtre », bien qu’à l’époque je ne savais pas que je pourrais en devenir un. Ce n’est pas très surprenant cela dit, car je vivais loin de n’importe quel centre missionnaire et donc je pensais que j’avais assez de connaissances pour répondre aux questions de tous mes amis.

Un jour à l’église, j’ai entendu qu’il allait y avoir un camp des vocations la semaine après Pâques, dans le centre missionnaire de notre district. Je pensais que cela pourrait être intéressant. J’y suis allé, et avant de revenir à la maison, j’ai eu une première opportunité de discuter avec un prêtre. Il m’a expliqué que la formation au séminaire mineur pourrait m’éclairer sur ma vocation, et je me suis donc inscrit.

J’ai passé 5 ans au séminaire mineur. J’ai ensuite rejoint le séminaire majeur, où j’ai étudié la philosophie. Ma soif inextinguible de connaissance m’y a fait rester.

Mais tout a changé pendant mes deux années d’expérience pastorale, entre 2018 et 2020. C’était une expérience spectaculaire de service désintéressé. J’ai ressenti beaucoup de joie pour ce que je faisais, une vie d’amour, un esprit inédit de fraternité avec mes professeurs et les paroissiens. Tout cela m’a aidé à comprendre le sens de ma vocation, malgré la solitude que peut évoquer la vie d’un prêtre. Après une longue journée de travail, j’étais heureux. Je n’avais jamais ressenti cela auparavant.

A ce moment-là ma petite sœur, que j’aimais tant, a raté ses examens, et je me suis demandé si je n’avais pas fui mes responsabilités, si peut-être ma place n’était pas plutôt au sein de ma famille, qui avait besoin de moi. C’est alors que je n’arrêtais pas de tomber malade. Je souffrais en silence, tout me semblait rude, et je comptais chaque minute qui passait. Cela a fini par m’atteindre, et je me suis découragé. C’était une expérience très dure pour moi, et j’avais l’impression que mon monde s’effondrait, mais tout s’est bien terminé.

Je crois que ma vocation a été l’expérience d’une rencontre avec le Seigneur qui s’est révélé à moi graduellement. En remerciement, je veux Lui faire l’offrande de ma vie, tout ce que je suis, et aider les autres à trouver Dieu et progresser dans leur chemin de foi. Je peux nourrir et approfondir ma connaissance autant que je le peux, mais à la fin ce qui compte, c’est de connaître Jésus personnellement. C’est le cadeau que j’apporte aux autres lorsque je fais mon travail pastoral, la joie qui vient du message de l’Amour de Dieu. J’ai tellement enraciné cela dans mon cœur que je prends 4 heures pour préparer mes sessions de catéchisme.

S’il vous plaît priez pour les séminaristes du séminaire majeur de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Faliarivo, dans la province de Antananarivo à Madagascar.

Quelques 280 séminaristes ont reçu leur formation de prêtre à Madagascar grâce à l’aide économique de l’AED.

Madagascar – Jaofera Nirina Joseph Cyrille
Séminaristes

Je m'appelle Elie Abu Younes, j'ai grandi dans une ville chrétienne dans la très belle vallée de la Bekaa au Liban. J'ai des souvenirs très heureux de mon enfance , une ambiance familiale formidable, et une vie centrée sur l'église. J'ai grandi dans une famille très chrétienne, engagée dans l'église et centrée sur la Liturgie Divine.

Mes parents m'ont encouragé à participer aux groupes de jeunesse chrétienne et j'ai vécu une vie imprégnée par la foi jusqu'à mon entrée à l'université de Beyrouth. J'ai fait des études d'optométrie, et j'ai découvert une nouvelle passion. Au début je ne connaissais pas grand chose à ce métier , mais j'ai adoré mes études. J'ai travaillé pendant trois ans après mes études, et bien que cela a très bien marché, je sentais en moi un vide que je n'arrivais pas a combler.

Il y avait une manque dans ma vie : Serait-ce un appel au sacerdoce ? La pensée a traversé mon esprit mais cela m'a fait tellement peur, que j'ai réagi de manière négative : j'ai fui, et pendant deux à trois ans je me suis éloigné de Notre Seigneur. Je n'allait plus à l'église et j'ai même arrêté de prier. Pendant ces années là j'ai tenté de trouver du bonheur n'importe comment mais rien n'a marché. Le vide en moi a grandi de plus en plus. Cependant, Dieu a fait preuve de plus de persistance que moi. Quand la pandémie a commencé, le travail s'est arrêté et je suis rentré chez moi. Comme beaucoup d'autres j'ai passé le temps en regardant des films. Je regardais un film sur le Pape François et la démission du Pape Benoit XVI, et j'ai commencé à ressentir des sentiments étranges. Je suis alors allé discuter avec un prêtre et il m'a encouragé d'entrer au séminaire.

Je me suis rappelé alors comme j'avais été heureux quand j'étais proche de Jésus pendant mon enfance et mon adolescence. A l'époque j'étais comblé. Cela m'a fait penser pourquoi je ne marcherai pas à nouveau avec Jésus et me demander sur ce qu'il veut pour moi? Je serai peut-être heureux avec lui ? Il n'y a pas de bonheur sans notre Seigneur.

Je lui ai dit "Votre Volonté sera faite, pas la mienne, ma volonté est la Votre". Le sentiment d'être comblé, et d'avoir trouvé encore une fois son chemin, n'efface pas tous les problèmes, et malheureusement le Liban a actuellement beaucoup de problèmes. Une inflation galopante, un chômage très élevé et la corruption politique ont rendu la vie
extrêmement difficile pour tous les Libanais. Il faut dépenser la moitié d'un mois de salaire pour mettre de l'essence dans sa voiture si on a la chance d'avoir un travail, et il reste peu d'argent pour le loyer et le chauffage.

Beaucoup de Libanais ont quitté le pays pour fuir la pauvreté, mais ceux qui restent dans le pays de leurs ancêtres ont besoin de soutien spirituel.

Les gens ont besoin de prêtre pour les soutenir et de continuer à vivre dans le pays. Si le prêtre reste avec ses ouailles, l'église restera au Liban. Nos parents ne peuvent pas nous aider dans ce contexte économique, donc nous avons besoin de votre soutien., et nous avons besoin de vos prières.

Priez s'il vous plaît dans cette période difficile pour les séminaristes au Liban.

L'Eparchie Maronite de Baalbek Deir El Ahmar, au Liban reçoivent des fonds d'AED pour soutenir la formation de 8 séminaristes.

Liban – Elie Abu Younes
Séminaristes

Mon nom est Belem Constantin et je fais des études de théologie au séminaire de St Jean. Mes parents étaient catéchistes et responsables pendant plusieurs années de tâches pastorales, et quand ils ont pris leur retraite, ils sont retournés chez eux à Souria, où ils ont travaillé comme fermiers et mais ils ont continué à être témoins de leur foi.

Nous avons du fuir notre ville quand des terroristes ont commencé à massacrer des chrétiens et les chefs de notre communauté. Nous nous sommes installés d'abord à Kongoussi, en laissant derrière nous, nos chèvres, nos cochons, nos provisions, et tout ce qu'on avait à Souria.

Avec le flot de réfugiés, la ville était surpeuplée et donc mes parents n'ont pas pu inscrire mes jeunes frères et sœurs a l'école secondaire. Nous avons du partir pour Boulonga pour trouver du travail et une école pour les plus jeunes de la famille.

Je suis retourné au séminaire de Ouagadougou pour continuer mes études, mais comme j'étais l'aîné de la famille, je m'inquiétais beaucoup pour eux. L'idée de renoncer a mon engagement de suivre le Christ ne m'a pas traversé l'esprit, mais mes préoccupations pour ma famille rendait ma vie au séminaire très difficile. C'était a ce moment là que l'ACN est intervenue pour m'aider. Grâce à leur soutien j'ai pu payer mon année d'étude au séminaire. Quand je pars en vacances, j'assiste à la préparation des enfants déplacés a Boulonga, aux sacrements, et je m'occupe aussi de notre petit champ de maïs.

Nous avons tous souffert à un moment ou un autre dans notre vie. Dans le contexte actuel d'insécurité et d'instabilité dans lequel nous vivons, la souffrance fait partie de notre vie quotidienne. La violence terroriste continue à augmenter, et nous entendons parler de temps en temps de massacres de populations innocentes. Beaucoup de gens ont été forcé à fuir leurs villes et villages Nos églises sont saccagées et profanées , le personnel pastoral et les chrétiens sont kidnappés ou assassinés. Le danger est partout présent dans notre pays et nous vivons dans la peur.

Pourquoi tout cette souffrance? Qu'est-ce que nous avons fait pour subir ces malheurs? Jésus Christ a crié "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi vous m'avez abandonné ?" Dieu nous a donné le Christ crucifié pour partager notre souffrance. Il souffre avec nous et pour nous.

C'est notre Dieu qui souffre de nos douleurs, il pleure avec nos larmes et est mort sur la croix pour nous, Offrons nos larmes pour lui. Il saura les sécher. Il saura les comprendre. Que ses blessures et sa souffrance renforcent notre foi, nous donne la force de persévérer, et nous donne la grâce de la Paix. Amen!

Prions pour tous ceux qui se préparent à guérir les blessures de leur peuple, surtout celles qui affligent l'âme et l'esprit, qu'ils soient une source de consolation et de force pour les fidèles.

Priez pour le Burkina Faso.

Il y a a peu près 200 séminaristes qui sont soutenu par l'AED en Burkina Faso.

" Et je prendrai soin de vous comme une mère le fait pour l'enfant qu'elle allaite, qu'elle porte sur la hanche et cajole sur ses genoux. Oui comme une mère qui console son enfant, moi aussi je vous consolerai, et ce sera à Jérusalem!" (Es 66, 12-13)

Burkina Faso – Belem Constantin
Séminaristes
https://youtu.be/O-NbNlIhcKE

Je m'appelle Gabrijel Pavlovic et je suis séminariste dans le diocèse de Trebinje-Mrkanen Bosnie Herzegovine. Je suis actuellement en quatrième année de séminaire. Si je devais résumer mon chemin vers la prêtrise en une phrase, ce serait : "Ce n'est pas facile pour Dieu d'être patient avec moi". Je vois mon avenir dans la prêtrise, mais avant tout, je vois Dieu avec moi. Sans Lui, je ne pourrais pas être sur ce chemin.

Depuis que je suis enfant, la prière est une partie importante de notre vie familiale. Une fois que cette habite est prise, il devient impossible de s'en défaire. Dans le petit village de Rotimlja, qui est majoritairement croate, la messe du dimanche était un élément important de la vie communautaire. Je trouvais la messe mystérieuse et intéressante. À l'époque, je ne comprenais ni les lectures, ni l'Évangile, ni rien d'autre, mais je voulais devenir un enfant de chœur.

Je me suis retrouvé dans ce service. Je me suis rendu compte que ma voie était ailleurs, qu'elle était différente de celle de mes camarades. Quand j'étais en quatrième, mes parents ont acheté des animaux et j'ai trouvé une grande joie à m'en occuper. J'aimais les chèvres, les moutons et les agneaux.

Il y a sept ans, j'ai senti l'appel de Dieu, je suis entré au séminaire de Zadar avec un enthousiasme d'enfant. Tout était nouveau pour moi, l'école, la communauté... Dès le début, Dieu a été un véritable ami, Il a veillé sur moi et m'a guidé. Au moment où je m'habituais à la vie au séminaire, j'ai obtenu mon diplôme de fin d'études secondaires. Pendant cette période, j'ai dû prendre un certain nombre de décisions, et l'une des plus importantes était de décider si je voulais continuer à être séminariste, ou non. Après mûre réflexion, j'ai décidé de continuer.

J'avais peur d'aller au séminaire, surtout celui de Sarajevo. Je ne connaissais pas la région ; tout ce que je savais, c'est que les catholiques étaient une minorité dans la ville. J'espérais que l'évêque m'enverrait à Zagreb à la place, et j'ai été déçu lorsque j'ai réalisé que ce ne serait pas le cas. Lorsque mon évêque a décidé de m'envoyer à Sarajevo, j'ai craint pour ma vocation et pour mon rêve de devenir un bon prêtre.

Les conséquences de la guerre sont encore présentes ici et se feront sentir pendant longtemps encore. Nous ne devons pas nourrir de pensées vengeresses, mais j'ai l'impression que parmi les jeunes générations, elles restent cachées. Personne ne le dit publiquement, mais dès qu'un problème économique ou religieux se présente, on parle immédiatement de la guerre, on parle de division, et nous savons tous où cela mène.

Ce mélange de personnes et de cultures différentes, ainsi que notre passé difficile, peuvent donner lieu à des conflits. Cependant, si nous nous concentrons sur la vie des nécessiteux, nous voyons que l'important n'est pas qu'ils soient musulmans, orthodoxes ou catholiques. Ce sont simplement des personnes qui ont besoin de quelque chose, et à qui nous devons rendre leur dignité fondamentale.

Quand je regarde en arrière, je pense que rien n'aurait pu freiner mon désir de devenir prêtre. Certaines choses ne se sont pas très bien passées et c'est toujours le cas, mais après trois ans au séminaire de Sarajevo, je ne voudrais aller nulle part ailleurs. Je suis heureux ici.

Quand mes amis me demandent comment je vais, je leur dis : "Je suis heureux et joyeux, seulement un peu triste parce qu'il y a moins de séminaristes aujourd'hui. J'aimerais que cette maison soit pleine". À Sarajevo, je m'efforce de me préparer du mieux que je peux à ma vie future. Je suis très occupé par le travail et la prière, et j'espère qu'il en sera toujours ainsi.

Je suis très reconnaissant à l'évêque émérite, Ratko Perić, de m'avoir envoyé à Sarajevo, et à tous mes professeurs. Mais, par-dessus tout, je remercie Dieu d'avoir tant d'amis et de belles choses dans ma vie.

Priez pour moi, et continuez à nous soutenir !

L’AED contribue financièrement à la formation de 15 séminaristes du séminaire archidiocésain de Sarajevo.

« L'Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t'abandonnera point ; ne crains point, et ne t'effraie point. » (DT 31 :8)

Bosnie-Herzegovine- Gabrijel Pavlovic
Séminaristes

Je m'appelle Jean-Noël Ekenley, et je suis né à Port-de-Paix, une petite ville du nord-est d'Haïti.

Je suis membre de l'ordre montfortain et j'étudie actuellement la théologie tout en poursuivant ma formation pour devenir prêtre. Comment suis-je arrivé ici ? Je suis issu d'une famille chrétienne catholique, et j'ai eu la chance de grandir dans la région où les Montfortains ont commencé leur mission en Haïti, il y a 150 ans. J'ai été immédiatement attiré par le mode de vie de ces "bons prêtres", qui sont connus chez nous, pour leur dévouement et leur service aux autres, en particulier aux plus vulnérables. J'avais 16 ans lorsque j'ai commencé à réfléchir sérieusement à ce que je voulais faire de ma vie. Et la réponse m'est apparue soudainement : Je veux être prêtre. "Incompréhensible !", "inexplicable !", étaient certains adjectifs que j'entendais de la part de ma famille et de mes amis. Ma famille m'a tout de suite soutenu, mais c'était plus difficile pour mes amis, qui pensaient que je devais faire "quelque chose de mieux".

Je me sens porté par le désir d'être une voix qui proclame l'amour de Dieu, d'entendre ceux qui n'ont personne pour les écouter, d'annoncer une espérance rayonnante dans ce monde qui en décourage tant, de cultiver le silence au milieu de la tourmente de ce monde, de lutter pour le triomphe du bien.

La vie au séminaire est pleine d'opportunités et de joies, mais aussi de difficultés. En ce moment, Haïti traverse une crise sociale, politique et économique majeure : catastrophes naturelles, instabilité politique, corruption, manque de sécurité, kidnappings, sans oublier la pandémie de COVID-19. Des choses tristes se produisent depuis des années. Les défis sont nombreux et importants : crise de la foi, perte des valeurs, matérialisme excessif, égoïsme, etc. Puis-je vraiment faire la différence ? Devrais-je simplement abandonner ? Je sais que je ne peux peut-être pas changer grand-chose, mais je veux être parmi ceux qui font ce qu'ils peuvent, même si ce ne sont que de petits gestes, pour proclamer le Royaume de Dieu, un royaume de paix, de justice et d'amour. Je vis donc ma vocation au jour le jour, et je me demande chaque jour : "Est-ce que je suis sur le chemin que le Seigneur m'a tracé ?" J'essaie constamment de trouver la paix intérieure. Mais, par-dessus tout, j'ai confiance en mon Dieu. Aujourd'hui, ma réponse est : "Je dis "oui" à la vie religieuse et au sacerdoce, que le Seigneur me prenne par la main et marche avec moi".

Haïti – Jean-Noël Ekenley
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