Nous connaitre

Les missions de l'AED

L’AED est une fondation pontificale, fondée en 1947 dans un esprit de réconciliation. Elle soutient les chrétiens partout dans le monde, là où ils sont confrontés aux persécutions et difficultés matérielles.

Notre Mag

L'Église dans le mnde

Le magazine d’information de l’AED se base sur l’actualité internationale des chrétiens dans le monde, il est le porte-parole de ceux qui ne peuvent s’exprimer, et offre des témoignages et des décryptages uniques sur l’Église dans le monde. Ce magazine est rédigé par des journalistes professionnels, des personnalités médiatiques, des hommes religieux.

S'abonner Feuilleter un numéro gratuitement
L'AED sur le terrain

Vous aussi, engagez-vous

Que ce soit pour une aide ponctuelle ou régulière, l'AED propose des missions de bénévolat variées et adaptées selon les disponibilités, ainsi que du volontariat international pour les jeunes !

La persécution religieuse dans le monde

Observatoire de la liberté religieuse

L’observatoire de la liberté religieuse offre une base documentaire à jour sur la situation des chrétiens dans le monde. Chaque pays possède une fiche présentant ses données statistiques, sa législation religieuse ainsi que les dernières actualités données par nos partenaires présents sur place.

Visiter le site
Nos actions

Les projets de l'AED dans le monde

Nos mesures d’aide commencent par un dialogue étroit avec les églises locales. La priorité est donnée aux projets d’accompagnement pastoral et spirituel des chrétiens persécutés ou en difficulté. Notre siège international maintient le contact avec nos partenaires de projets, en garantissant l’utilisation correcte des dons.

+ de 140 pays dans le monde
+ de 5000 projets par an
Projet financé Projet en cours
Notre action

Plongez en immersion avec l'AED

Découvrir l'AED Voir nos dernières vidéos
La boutique

Les produits de l'AED

Pour Noël, un anniversaire, un baptême, une première communion, offrez à vos proches un cadeau qui a du sens et contribuez au financement de différents projets proposés par les chrétiens persécutés dans le monde.

Voir la boutique
Nous connaître

Les bureaux de l'AED dans le monde

23 pays donateurs composent l'organisation internationale l'Aide à l'Église en Détresse (Aid to the Church in Need, ACN). Ils apportent un soutien financier, matériel et spirituel à plus de 140 pays dans le besoin.

Je m’appelle Jaofera Nirina Joseph Cyrille, et je suis né dans une famille catholique pratiquante dans le Diocèse de Tamatave, à Madagascar. Les prêtres ne venaient que rarement dans la région où nous vivions, mais mes parents nous emmenaient, moi et mes sœurs, tous les dimanches à l’église, où nous suivions des cours de catéchisme et allions à la messe. De retour à la maison, après le diner, nous disions tour à tour les prières du soir. Pour être honnête, je ne prenais pas très au sérieux ces prières, mais c’était une tradition familiale, et je ne voulais pas désobéir à mes parents.

Néanmoins, j’appréciais les cours de catéchisme et pendant mon temps libre, ou bien quand nous étions envoyés surveiller le bétail dans les rizières, je lisais des livres religieux, ou la Bible. Ces lectures ont éveillé ma curiosité et mon intérêt pour la vie de l’église, à tel point que je n’arrêtais pas d’en parler avec mes amis d’écoles. Je désirai en savoir plus.

J’étais un très bon élève, très intéressé, si bien que mes professeurs fermaient les yeux quand je me comportais mal en classe. Mes amis m’appelaient le « petit prêtre », bien qu’à l’époque je ne savais pas que je pourrais en devenir un. Ce n’est pas très surprenant cela dit, car je vivais loin de n’importe quel centre missionnaire et donc je pensais que j’avais assez de connaissances pour répondre aux questions de tous mes amis.

Un jour à l’église, j’ai entendu qu’il allait y avoir un camp des vocations la semaine après Pâques, dans le centre missionnaire de notre district. Je pensais que cela pourrait être intéressant. J’y suis allé, et avant de revenir à la maison, j’ai eu une première opportunité de discuter avec un prêtre. Il m’a expliqué que la formation au séminaire mineur pourrait m’éclairer sur ma vocation, et je me suis donc inscrit.

J’ai passé 5 ans au séminaire mineur. J’ai ensuite rejoint le séminaire majeur, où j’ai étudié la philosophie. Ma soif inextinguible de connaissance m’y a fait rester.

Mais tout a changé pendant mes deux années d’expérience pastorale, entre 2018 et 2020. C’était une expérience spectaculaire de service désintéressé. J’ai ressenti beaucoup de joie pour ce que je faisais, une vie d’amour, un esprit inédit de fraternité avec mes professeurs et les paroissiens. Tout cela m’a aidé à comprendre le sens de ma vocation, malgré la solitude que peut évoquer la vie d’un prêtre. Après une longue journée de travail, j’étais heureux. Je n’avais jamais ressenti cela auparavant.

A ce moment-là ma petite sœur, que j’aimais tant, a raté ses examens, et je me suis demandé si je n’avais pas fui mes responsabilités, si peut-être ma place n’était pas plutôt au sein de ma famille, qui avait besoin de moi. C’est alors que je n’arrêtais pas de tomber malade. Je souffrais en silence, tout me semblait rude, et je comptais chaque minute qui passait. Cela a fini par m’atteindre, et je me suis découragé. C’était une expérience très dure pour moi, et j’avais l’impression que mon monde s’effondrait, mais tout s’est bien terminé.

Je crois que ma vocation a été l’expérience d’une rencontre avec le Seigneur qui s’est révélé à moi graduellement. En remerciement, je veux Lui faire l’offrande de ma vie, tout ce que je suis, et aider les autres à trouver Dieu et progresser dans leur chemin de foi. Je peux nourrir et approfondir ma connaissance autant que je le peux, mais à la fin ce qui compte, c’est de connaître Jésus personnellement. C’est le cadeau que j’apporte aux autres lorsque je fais mon travail pastoral, la joie qui vient du message de l’Amour de Dieu. J’ai tellement enraciné cela dans mon cœur que je prends 4 heures pour préparer mes sessions de catéchisme.

S’il vous plaît priez pour les séminaristes du séminaire majeur de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Faliarivo, dans la province de Antananarivo à Madagascar.

Quelques 280 séminaristes ont reçu leur formation de prêtre à Madagascar grâce à l’aide économique de l’AED.

Madagascar – Jaofera Nirina Joseph Cyrille
Séminaristes

Je m’appelle Osman Jassiel Ruiz Solís. J’ai 24 ans et je viens de la paroisse de Notre Dame de Guadalupe, à Tola, dans le département de Rivas.

L’histoire de ma vocation commence tout petit. J’étais seulement un enfant quand la chapelle locale a été construite, et en parallèle de l’effort et du travail de toute la communauté pour construire cette petite église, une vocation était en train de se construire en moi. Pendant des années, le prêtre pouvait seulement venir une fois par mois pour célébrer la Sainte Messe, et le voir prêcher, dans son vêtement sacerdotal, a toujours éveillé ma curiosité.

Mon père était un prêcheur de la Parole et son exemple, l’éducation qu’il m’a donnée avec ma mère, et son travail au sein de l’Eglise, ont permis à la graine de la vocation de germer en moi. Ils ont toujours insisté sur la foi et les valeurs chrétiennes.

L’influence de mon environnement, et mes propres peurs de faire face à cette idée considérée comme « inconventionnelle » de devenir prêtre, m’ont poussé à essayer de m’épanouir personnellement sur un chemin « normal ». J’ai choisi de faire des études à l’université, mais en réalité j’étais juste en train d’essayer de m’échapper et d’oublier mon « idée folle d’enfance » afin d’avoir une vie « normale ». L’université m’a donné l’opportunité de me faire de nouveaux amis, de faire des rencontres [amoureuses], et de me responsabiliser.

Durant ma deuxième année j’ai décidé de tout quitter et de répondre à ma vocation, mais je ne savais pas quoi faire car à l’époque je n’avais pas de père spirituel. J’ai parlé au prêtre de ma paroisse, et il m’a suggéré de finir mon année universitaire. J’ai pris mon courage à deux mains pour en informer ma famille. Mon père était assez inquiet et m’a dit : « C’est une décision très sérieuse. Il s’agit de servir Dieu, et on ne sert pas Dieu à moitié. » Il ajouta que si c’était vraiment ma décision, alors il la respecterait. Je me suis senti soutenu et j’étais enthousiasmé.

Le moment venu, j’ai rompu avec ma copine, et j’ai quitté mes études et ma famille. C’est ainsi que je suis entrée au séminaire mineur de St Vincent de Paul, malgré mes doutes et incertitudes. Malgré ces doutes je ressentais néanmoins aussi beaucoup de joie. On pourrait dire que c’était ma première expérience de l’amour, car auparavant j’étais toujours pris entre les doutes et les craintes. Pour la première fois de ma vie, j’avais la certitude d’être appelé.

Une des difficultés auxquelles nous faisons face pendant notre formation sont les ressources financières limitées, du fait des crises politiques et sociales, ainsi que la pandémie, qui a également affecté la situation économique de nos familles, dont nous dépendons pour notre formation. Les expériences que nous avons eues ces dernières années, en plein cœur des réalités politiques et sociales du Nicaragua, nous ont tous forcé à changer d’approche dans notre mission, bien que nous ressentions toujours le même enthousiasme pour elle.

Priez pour nous et priez pour le Nicaragua.

Environ 60 séminaristes du séminaire Majeur St Pierre Apôtre au Nicaragua reçoivent de l’aide de l’AED pour leur vie quotidienne.  

Nicaragua – Osman Jassiel Ruiz Solís
Séminaristes

Mon nom est Christian Velsquez, je suis originaire de la région de Granada, et j'appartiens à la paroisse de Nuestra Señora de la Asunción Xalteva au Nicaragua. J'ai 21 ans, et j'ai passé les cinq dernières années au Grand Séminaire de San Pedro Apóstol, depuis que j'ai dit oui au Seigneur un dimanche, vers la fin du mois d'octobre, lors de la fête de Saint François d'Assise. Je n'ai jamais pensé que ce moment avec Lui changerait ma vie, car je ne pensais pas - cela ne m'a même pas traversé l'esprit - que je serais prêtre. J'ai appris à prier avec ma grand-mère maternelle, qui m'emmenait aussi tous les jours à l'église. C'est elle qui m'a inculqué l'habitude de parler chaque jour à notre très sainte Mère, et de parler avec confiance à Dieu.

Je voulais étudier l'architecture, ou l'enseignement, et fonder une famille. Je pensais à tort que je n'avais pas besoin de Dieu, que je pouvais avoir ma carrière, gagner de l'argent et jouir du luxe.

Un jour, j'ai accompagné une amie à l'église, et quand elle est sortie, je suis resté seul dans la chapelle, et j'ai compris que renoncer à Dieu, c'était renoncer à ma vie. J'étais rempli de tristesse, de douleur, mais aussi de la joie de me sentir aimé de Lui. Tremblant de peur, mais le cœur sûr, j'ai dit : "Me voici pour faire ta volonté." Je me suis souvenu des paroles de saint Jean-Paul II : "N'ayez pas peur d'ouvrir grand les portes au Christ", car le Christ vaut tout.

Beaucoup de gens se sont prononcés contre ma décision. Ma famille m'a traitée de "fou", et a dit que j'avais besoin d'une thérapie, ou de voir un psychologue. Mon père m'a dit à plusieurs reprises qu'il me renierait si je devenais prêtre. Mon confesseur, un jésuite, m'a conseillé de continuer à aller à la messe et à parler à Dieu, dans la chapelle, parce qu'il me donnerait la meilleure réponse. C'est ce que j'ai fait.

J'aime mon temps de prière, la liturgie des heures et la prière du chapelet. J'aime aussi le sport, comme le football, et les repas, non seulement parce que j'aime le gallo pinto - la spécialité de riz et de haricots de mon pays - mais aussi parce que j'aime la joie du partage.

Sainte Teresa de Calcutta disait que personne ne donne ce qu'il n'a pas. Lorsque vous apprenez à connaître Dieu et que vous lui ouvrez votre cœur, vous ne pouvez pas garder cette joie pour vous, vous devez la partager.

Nicaragua – Christian Velsquez
Séminaristes

Je m'appelle Abel Esteves Atarama, et j'ai 26 ans. Je suis né à Piura, une ville située au nord du Pérou. Je suis en troisième année de théologie. Je viens d'une région très pauvre, et suis l'aîné de sept enfants. Mon père est devenu vendeur ambulant et a dû abandonner ses études. Ma mère est restée à la maison pour s'occuper de mes frères et sœurs et moi à temps plein. Nous n'avions pas de maison permanente, nous restions là où nous étions accueillis, ou occupions des endroits inutilisés. La nourriture et les vêtements étaient rares.

Mon père devait aller dans d'autres villes pour chercher du travail, et depuis que je suis tout petit, j'ai aussi essayé de trouver des emplois pour aider à subvenir aux besoins de ma mère et de ma famille. Finalement, après plusieurs années, mon père a réussi à trouver un emploi stable.

Me trouvant dans cette situation de pauvreté, je me battais pour qu'un jour tout s'améliore. J'espérais pouvoir étudier, améliorer notre situation. Je voulais aussi me marier et avoir ma propre famille.

Mais tout cela a changé. En 2010, j'ai rejoint un groupe de la paroisse. C'est là que j'ai fait une rencontre personnelle avec Dieu. J'ai découvert l'amour désintéressé, un Dieu qui n'exigeait pas de moi une vie parfaite, mais qui me comprenait et m'acceptait tel que j'étais. Cela a changé ma vision de la vie. J'ai commencé à m’épanouir et à mieux comprendre la vie qui m'avait été réservé jusqu'alors.

Lors d'un rassemblement de jeunes au cours duquel nous avons prié pour les vocations à la prêtrise, j'ai ressenti l'appel de Dieu. Au début, je me suis senti confus, car j'avais mes propres projets de vie. À cette époque, j'étais en couple avec une fille de la paroisse et je me préparais à aller à l'université. Je faisais des petits boulots comme peintre ou serveur, ce qui me permettait d'aider mes parents. Mais cet appel de Dieu était si fort que j'ai tout quitté pour Lui.

Je suis actuellement dans ma huitième année au séminaire. Pendant toutes ces années, je me suis rendu compte que faire la volonté de Dieu est ce qui me rend heureux. Je n'aurais jamais pensé que j'étudierais la philosophie ou la théologie. Au début, le travail scolaire était difficile, mais avec l'aide de Dieu et de mes professeurs, j'ai réussi à en trouver le vrai sens. J'ai trouvé quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas, même dans mes rêves les plus fous : le bonheur.

En outre, Dieu m'a permis de voir que ce n'est pas moi qui devait subvenir aux besoins de ma famille. Aujourd'hui, mon père a pu terminer ses études universitaires, il a un bon poste d'enseignant et mes frères et sœurs ont de quoi vivre. Le plan de Dieu a mieux fonctionné que le mien ne l'aurait jamais fait.

Pérou – Abel Esteves Atarama
Séminaristes

"On nous a dit que nous pourrions rester en vie si nous enlevions nos soutanes. Mais je mourrai avec ma soutane."

Entre 1931 et 1939, une terrible persécution religieuse s’est abattu sur l’Eglise Catholique en Espagne. Cela a donné lieu à 10 000 martyrs, dont 2 053 ont été publiquement canonisés (21) ou béatifiés (2042).

Evêques, prêtres, séminaristes, consacrés et laïcs, tous ont témoigné de leur Amour pour le Christ et pour leur pays. Parmi eux, se trouvaient les Martyrs de Barbastro, dans la province Huesca du nord de l’Espagne. Dans cette seule ville, 79 religieux et prêtres furent exécutés.

Parmi ceux qui furent assassinés, se trouvaient 41 séminaristes Claretains, presque tous âgés de 21 à 25 ans. Ils moururent pour le Christ, en ayant prêché l’amour et défendu leur foi et leur vocation. Ils écrivirent d’émouvantes lettres d’adieu à leurs familles et à leur congrégation, sur des emballages de chocolat, des mouchoirs, et sur le bois d’une chaise de piano. Leurs mots sont poignants. L’un d’entre eux écrivit : “On nous a dit que nous pourrions continuer à vivre si nous enlevions notre soutane et quittions ce chemin. Mais je pourrai avec ma soutane. » Un autre dit : « Ils veulent que nous prenions les armes. Mais nous servons le Christ, et nous pouvons seulement prêcher la paix. Nous ne combattrons jamais. » Un troisième séminariste qui étudiait le chinois, écrivit à un collègue qui partait pour la Chine : « Puisque je ne partirai pas en Chine, comme je l’avais toujours souhaité, je donne mon sang pour les Missions chinoises ».

Les séminaristes et prêtres furent emprisonnés dans le hall d’un bâtiment voisin. Ils furent traités avec une brutalité qui s’intensifiait de jours en jours. Outre la chaleur étouffante, une nourriture insuffisante et le manque d’hygiène, ils étaient insultés et battus. Les séminaristes prièrent. Le cuisinier leur apportait la communion en secret. Ils furent emmenés par groupes pour être assassinés. Alors qu’il ne restait plus que 21 séminaristes dans le hall, on leur indiqua qu’ils seraient assassinés cette nuit, le 13 août 1936. Faustino Pérez écrivit une lettre de la part de tous. Tous les autres la signèrent, chacun ajoutant leur souhait spirituel. Cette lettre fut écrite sur un emballage de chocolats. Deux séminaristes argentins qui furent séparés à la dernière minute car ils étaient des citoyens étrangers, prirent la lettre avec eux, en la cachant dans leurs habits.

Le dernier paragraphe indiquait : « Nous mourrons pleinement satisfaits, aucun d’entre nous ne ressent de la peur ou des regrets : nous mourrons en demandant à Dieu que le sang qui coule de nos blessures ne soit pas un sang de vengeance, mais un sang vivant, qui encourage votre développement et votre expansion dans le monde entier. Que les martyrs de demain, 14 août, vous rappellent qu’ils meurent la veille de l’Assomption. Et quelle journée ! Nous mourrons revêtus de nos soutanes, et ce le même jour que nous les avons revêtues pour la première fois. »

43 séminaristes Claretains furent arrêtés et pris en otage par des force républicaines. Seuls deux d’entre eux, qui étaient étrangers, furent épargnés, sauvant ainsi les lettres écrites par leurs frères martyrs.

Espagne – 10 000 martyrs de la foi
Séminaristes

Michael Nnadi était un jeune séminariste de 18 ans enlevé par des criminels au Séminaire du Bon Berger dans la ville de Kaduna, au nord du Nigeria, avec trois autres étudiants le 8 janvier 2020.

Les kidnappeurs ont escaladé la clôture qui entoure la résidence et sont entrés dans le bâtiment. Ils ont tiré des coups de feu, volé quelques objets de valeur et emmené quatre séminaristes. Alors que trois de ses compagnons, originaires de diocèses du nord du Nigeria, ont été libérés, le corps sans vie de Michael Nnadi a été retrouvé au bord d'une route le samedi 1er février 2020.

Deux des autres séminaristes kidnappés avaient été libérés le 31 janvier. Michael était le dernier encore retenu en captivité car les ravisseurs avaient déjà libéré l'un des autres étudiants, qui souffrait de graves problèmes de santé, deux semaines auparavant. Les enlèvements sont devenus une arme courante pour les criminels et les terroristes dans l'État de Kaduna.

L'homme qui prétend avoir assassiné Michael Nnadi est actuellement en prison et a avoué avoir tué le jeune séminariste parce qu'il ne cessait de prêcher la foi chrétienne pendant sa captivité. "Il n'a cessé de proclamer l'Évangile de Jésus-Christ" et lui a dit directement qu'il serait perdu s'il ne changeait pas ses "mauvaises habitudes".

 Depuis le jour même où Michael Nnadi a été kidnappé, avec trois collègues, il n'a pas laissé un instant de répit au chef des criminels, car il a insisté pour lui prêcher l'Évangile. Selon des sources locales, le chef des kidnappeurs n'a pas aimé voir un tel courage, et a donc choisi de le faire taire.

Le meurtre de Nnadi s'inscrit dans une longue liste d'attaques et de crimes contre les chrétiens au Nigeria ces dernières années. Dans une lettre aux catholiques nigérians publiée le mercredi des Cendres 2020, l'archevêque Augustine Obiora Akubeze, de l'archidiocèse de Benin City, a demandé aux catholiques de s'habiller en noir, par solidarité avec les victimes, et de prier, en réponse aux exécutions "répétées" de chrétiens par Boko Haram, et aux enlèvements "incessants" par des gangs criminelles.

L'un des professeurs du séminaire de Kaduna a déclaré à la fondation ACN que : "Michael était un jeune séminariste talentueux. Il a été élevé par sa grand-mère car il était orphelin. Quelques semaines seulement auparavant, après une année de préparation spirituelle, il avait solennellement revêtu sa soutane. Il semblerait que son seul crime ait été son désir de servir Dieu. Les forces de sécurité et le gouvernement ont été incapables de le protéger. Repose en paix, Michael".

Prions pour tous les séminaristes qui vivent dans des régions dominées par la violence, la criminalité et la persécution religieuse, que ce soit au Nigeria ou dans d'autres parties du monde.

« Prêche la parole et insiste en toute occasion, favorable ou non, reprends, censure, exhorte, avec toute douceur et en instruisant. » (II Tm 4, 2)

Nigeria – Michael Nnadi
Séminaristes

« Je remercie bien souvent le seigneur de votre présence à nos côtés. Sans vous, il serait vraiment difficile de continuer notre apostolat. »

Sœur Hanan Youssef
Partenaire de projet au Liban

Je m'appelle Elie Abu Younes, j'ai grandi dans une ville chrétienne dans la très belle vallée de la Bekaa au Liban. J'ai des souvenirs très heureux de mon enfance , une ambiance familiale formidable, et une vie centrée sur l'église. J'ai grandi dans une famille très chrétienne, engagée dans l'église et centrée sur la Liturgie Divine.

Mes parents m'ont encouragé à participer aux groupes de jeunesse chrétienne et j'ai vécu une vie imprégnée par la foi jusqu'à mon entrée à l'université de Beyrouth. J'ai fait des études d'optométrie, et j'ai découvert une nouvelle passion. Au début je ne connaissais pas grand chose à ce métier , mais j'ai adoré mes études. J'ai travaillé pendant trois ans après mes études, et bien que cela a très bien marché, je sentais en moi un vide que je n'arrivais pas a combler.

Il y avait une manque dans ma vie : Serait-ce un appel au sacerdoce ? La pensée a traversé mon esprit mais cela m'a fait tellement peur, que j'ai réagi de manière négative : j'ai fui, et pendant deux à trois ans je me suis éloigné de Notre Seigneur. Je n'allait plus à l'église et j'ai même arrêté de prier. Pendant ces années là j'ai tenté de trouver du bonheur n'importe comment mais rien n'a marché. Le vide en moi a grandi de plus en plus. Cependant, Dieu a fait preuve de plus de persistance que moi. Quand la pandémie a commencé, le travail s'est arrêté et je suis rentré chez moi. Comme beaucoup d'autres j'ai passé le temps en regardant des films. Je regardais un film sur le Pape François et la démission du Pape Benoit XVI, et j'ai commencé à ressentir des sentiments étranges. Je suis alors allé discuter avec un prêtre et il m'a encouragé d'entrer au séminaire.

Je me suis rappelé alors comme j'avais été heureux quand j'étais proche de Jésus pendant mon enfance et mon adolescence. A l'époque j'étais comblé. Cela m'a fait penser pourquoi je ne marcherai pas à nouveau avec Jésus et me demander sur ce qu'il veut pour moi? Je serai peut-être heureux avec lui ? Il n'y a pas de bonheur sans notre Seigneur.

Je lui ai dit "Votre Volonté sera faite, pas la mienne, ma volonté est la Votre". Le sentiment d'être comblé, et d'avoir trouvé encore une fois son chemin, n'efface pas tous les problèmes, et malheureusement le Liban a actuellement beaucoup de problèmes. Une inflation galopante, un chômage très élevé et la corruption politique ont rendu la vie
extrêmement difficile pour tous les Libanais. Il faut dépenser la moitié d'un mois de salaire pour mettre de l'essence dans sa voiture si on a la chance d'avoir un travail, et il reste peu d'argent pour le loyer et le chauffage.

Beaucoup de Libanais ont quitté le pays pour fuir la pauvreté, mais ceux qui restent dans le pays de leurs ancêtres ont besoin de soutien spirituel.

Les gens ont besoin de prêtre pour les soutenir et de continuer à vivre dans le pays. Si le prêtre reste avec ses ouailles, l'église restera au Liban. Nos parents ne peuvent pas nous aider dans ce contexte économique, donc nous avons besoin de votre soutien., et nous avons besoin de vos prières.

Priez s'il vous plaît dans cette période difficile pour les séminaristes au Liban.

L'Eparchie Maronite de Baalbek Deir El Ahmar, au Liban reçoivent des fonds d'AED pour soutenir la formation de 8 séminaristes.

Liban – Elie Abu Younes
Séminaristes

Je m'appelle Edtraud Eddy Haule. J'ai 26 ans et je suis originaire de Ludewa, dans le diocèse de Njombe, en Tanzanie. Ma langue maternelle est le kikisi, mais je parle aussi le kiswahili et l'anglais.

Je suis en troisième année de théologie au séminaire de St Augustin, à Peramiho. J'ai quatre frères et une sœur. Mon père était directeur d'école, mais il est à la retraite. Mais avant cela, il a été séminariste, donc il sait ce que signifie la vocation.

Depuis que j'ai commencé à dire que je voulais être prêtre, il m'a toujours soutenu. Je me souviens que lorsque j'étais à l'école primaire, j'aimais me lever tôt chaque jour pour aller à la messe du matin, où je servais comme enfant de chœur. Ma mère a toujours insisté sur la prière, et ils continuent tous deux à m'encourager dans la voie du sacerdoce. La raison principale de ma vocation est de suivre Dieu, qui donne un sens à tout ce que je fais, et d'annoncer l'œuvre de salut du Christ pour tous les hommes, à travers le ministère de la prêtrise.

Actuellement, mes tâches pastorales consistent à donner des catéchèses aux travailleurs du séminaire, des écoles primaires voisines et de l'école d'infirmières de Peramiho. Nous ne nous préoccupons pas seulement du bien-être matériel du personnel du séminaire, mais aussi de sa croissance spirituelle. Nous leur faisons ce cadeau d'une croissance holistique parce que les Hommes ont besoin de plus qu'une simple éducation séculaire : ils ont aussi besoin d'une formation religieuse qui leur permette de vivre une vie morale. formation religieuse qui leur permet de vivre une vie moralement saine, ce qui est indispensable pour la croissance intégrale de la société.

Il n'est pas facile de s'adapter à une nouvelle vie de séminariste. Lorsque nous entrons au séminaire, nous sommes séparés de nos amis proches, et il y a parfois une période de solitude. L'autre problème est d'ordre financier : en raison du manque de financement, les séminaristes doivent lutter durement pour couvrir les coûts de tout ce dont ils ont besoin pour leur formation.

Notre société pluraliste a de nombreux besoins et défis auxquels il faut répondre. qu'il faut relever. Par notre travail pastoral, nous pouvons aider les gens à apprendre à connaître Dieu, qui donne un sens à notre vie.

Par la Parole de Dieu, nous partageons et offrons la guérison et le soutien au milieu des crises politiques, sociales ou économiques qui affectent notre vie. crises politiques, sociales ou économiques qui affectent notre peuple.

Je pense que le séminaire est un terrain d'entraînement pour nous aider à devenir "d'autres Christs", comme les Apôtres, qui ont été formés par Jésus lui-même pendant trois ans, avant son Ascension. lui-même pendant trois ans, avant son Ascension au Ciel.

En Tanzanie, les séminaristes comme Edtraud Eddy Haule peuvent se former pour devenir prêtres grâce au soutien financier de l'AED.

Tanzanie – Edtraud Eddy Haule
Séminaristes

Le 4 Juillet 1976, trois prêtres et deux séminaristes ont été assassinés par balles dans l'église de San Patricio, à Buenos Aires. Ce dimanche là, Rolando Savino est arrivé à l'église comme il le faisait tous les dimanches.

Ce garçon de 16 ans était l'organiste de la paroisse des prêtres pallotins, un ordre fondé par Saint Vincent Palloti, et dédié à promouvoir l'apostolat des laïcs dans l'Eglise.

Cependant ce dimanche là l'église était fermée, tout était tranquille, y compris les paroissiens arrivés en avance et qui se retrouvaient devant l'église.

Est-ce que les prêtres ne se sont pas réveillés ? Tous les trois? C'était quand même bizarre. Le jeune garçon est passé par une fenêtre derrière le bâtiment pour prendre les clés. Puis il est monté dans l'appartement ou vivait le clergé, là il a trouvé les corps des trois prêtres et des deux séminaristes criblés de balles. Emilio avait 23 ans, et Salvador en avait 22 .

Salvador était né en Espagne mais il était encore enfant quand il est arrivé en Argentine. Ce drame passera dans l'histoire comme "Le massacre pallotin".

Pendant une période d'instabilité politique, après un coup d'état, beaucoup de gens ont été kidnappés ou ont disparus. Les prêtres pallotins-surtout le père Alfie Kelly- pendant leurs sermons défendaient les droits de l'homme. Ils avaient été conseillés par certains voisins d'arrêter leur action en faveur des pauvres et contre l'injustice. Des enquêtes avaient été effectuées sur les "activités charitables" des jeunes séminaristes.

Pendant le sermon à la messe qui commémorait le massacre, le 4 Juillet 2001, le cardinal Jorge Mario Bergoglio a dit "cette paroisse a été bénie par le témoignage de ceux qui y ont vécu et qui y sont morts ensemble. Par le témoignage de ceux qui ont refusé de vivre que pour eux-mêmes, mais qui voulaient être comme le grain de blé et mourir pour que d'autres puissent vivre. Non seulement l'autel a été oint avec l'huile quand cette paroisse était consacrée, mais le sol de ce site a été oint avec le sang de ceux que ce monde ne pouvait pas reconnaître, car ils n'étaient pas de ce monde".

"Toute désignation possible leur a été attribuée, les désignations que le monde attribue pour justifier des actes.. Crucifiez Le....ceci était la première désignation qui a été attribué au Christ, et comme cela lui a été donné, cela a été donné aussi a tous ceux au cours de l'histoire voulaient suivre son chemin. Quand le monde ne veut accepter la vérité, il invente des étiquettes."

Il y a des gens qui continuent de témoigner des Évangiles, des gens qui ont été des grains de blé, qui ont donné leur vie et qui ont porté des fruits.

J'ai accompagné Alfie Kelly en tant que directeur spirituel et en tant que confesseur, jusqu'à sa mort et donc je peux témoigner de sa vie.

Il ne pensait qu'à Dieu. Je fais référence à lui, en l'appelant par son nom car j'étais témoin de son cœur, et à tous les autres à travers lui.

Quinze prêtres, huit séminaristes, deux religieuses, et trente neuf laïcs ont été assassinés ou ont disparus pendant cette période en Argentine

"Heureux ceux que l'on persécute parce qu'ils agissent comme Dieu le demande, car le Royaume des cieux est à eux" (Matthieu 5, 10)

Argentine- Trois prêtres et deux séminaristes assassinés
Séminaristes
Nous soutenir

Votre soutien nous est nécessaire

Apportez votre pierre à l’édifice, donnez et vous recevrez ! « Donnez et il vous sera donné : on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde ; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. » (Luc 6, 38)

Faire un don Tous les moyens d'aider
Faire un don
Nous respectons votre vie privée.
Ce site utilise des cookies !

Notre site utilise des cookies pour vous offrir une expérience utilisateur de qualité et mesurer l'audience. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.

En savoir plus sur la confidentialité.

"