Catégorie
Aide à la subsistance des religieuses
Pays
Burkina Faso
Date de lancement
février 2021

Aide à la subsistance pour 36 religieuses au service du diocèse de Fada N’Gourma

Le pays

BURKINA FASO

  • Superficie : 274 200 km2
  • Population : 21,5 millions d’habitants

CONFESSIONS

  • Musulmans : 54,2 %
  • Chrétiens : 23,9 %
  • Animistes : 21,3 %
  • Autres : 0,6 %

« Nous essayons de guérir les blessures causées par la violence dont ils ont été témoins ou victimes. Ils ont besoin de quelque chose de beaucoup plus profond qui puisse toucher leur cœur. »

Témoignage

« De nombreux jeunes et des femmes ont été témoins du meurtre de leur époux ou de leur père. Ils ont vu beaucoup d’horreurs. Ces gens sont en état de choc.

Cette crise a de nombreux visages : il y a une crise humanitaire et des besoins énormes en termes d’alimentation, d’hygiène et d’éducation des enfants. De plus, et surtout, il existe le désespoir, la souffrance humaine et psychologique, ainsi que la misère spirituelle de cette communauté. Nous essayons de guérir les blessures causées par la violence dont ils ont été témoins ou victimes. Ils ont besoin de quelque chose de beaucoup plus profond qui puisse toucher leur cœur et surtout leur permettre d’envisager l’avenir avec espoir. »

La présence des sœurs pour témoigner de l’Amour de Dieu envers les personnes traumatisées et qui attendent de l’Église un message d’Espérance est plus que jamais nécessaire.

Merci infiniment pour votre soutien ! 

Le projet

Contexte :

Le diocèse de Fada N’Gourma, situé à l’est du Burkina Faso, est l’un des plus grands diocèses du pays. Il couvre une superficie de 47 600 km2.

C’est un diocèse qui souffre non seulement d’insécurité mais aussi de mauvaises conditions climatiques (sécheresse suivie de fortes pluies conduisant à des inondations / avancée du désert) et de charges socioculturelles (mariages forcés, rapts, mariages précoces, mutilations, imposition de religions sur les jeunes…).

Le diocèse de Fada existe depuis près de 80 ans. Il est composé de 15 paroisses. Longtemps sans évêque, il est guidé depuis 2012 par le père Pierre Claver. Zone de première évangélisation, le diocèse compte aujourd’hui 103 700 catholiques (7 % de la population) et 19 700 catéchumènes.

Burkina Faso – Ouagadougou
Imposition des cendres sur le front des fidèles, par le père Pierre Claver Belemsigri

Projet :

Le diocèse de Fada N’Gourma compte plusieurs congrégations religieuses féminines qui travaillent nuit et jour dans tous les secteurs de la pastorale paroissiale : catéchèse, formation spirituelle, accompagnement de groupes et mouvements religieux, visites aux malades, sorties missionnaires dans les villages, entretien des vêtements liturgiques, formation sur la dignité humaine, sensibilisation à la protection des enfants et des femmes.

Tous les secteurs de la vie diocésaine sont touchés par le travail missionnaire des sœurs. Chaque congrégation, avec son charisme particulier, proclame l’Évangile au peuple du diocèse de Fada.
Certaines religieuses reçoivent un revenu pour leur travail. D’autres sont engagées dans le travail pastoral ordinaire et reçoivent des subventions, souvent très faibles, de leurs communautés paroissiales. Le diocèse souhaite améliorer le quotidien de 36 d’entre elles en leur apportant une aide à la subsistance pour répondre à leurs besoins : meilleure alimentation, soins, entretien de leurs moyens de transport, carburant, etc.

→ Aussi, l’AED s’est engagée à aider 36 d’entre elles ayant de faibles moyens de subsistance, en soutenant le projet à hauteur de 20 000 €.

L’AED au Burkina Faso

→ Près d’un quart de la population du Burkina Faso est chrétienne et un peu plus de 60 % des 20 millions d’habitants sont musulmans. Ce pays d’Afrique occidentale a longtemps été considéré comme un modèle de cohabitation paisible des religions. Il n’y avait eu par le passé que quelques attentats isolés mais en 2019 ce fut une explosion de violence avec de graves attaques djihadistes contre les minorités chrétiennes. Des milliers de personnes sont maintenant en fuite, les écoles ont été fermées et la vie religieuse a été fortement restreinte. L’AED se tient aux côtés de l’Église locale dans cette crise.

→ La menace et la violence des djihadistes s’exercent notamment dans le nord, l’est et la zone du Sahel. Mgr Laurent Birfuoré Dabiré, évêque de Dori craint même une éradication des chrétiens au Burkina Faso. Des représentants de l’Église locale se plaignent que les terroristes reçoivent des armes de l’étranger et ils rapportent aussi à l’AED que certains de ces jeunes musulmans rejoignent les djihadistes surtout par manque de perspective dans leur vie tandis que pour d’autres il s’agit de l’expression de leur foi.

→ L’accompagnement spirituel a été en partie paralysé par les attentats. Les prêtres et les religieuses ne peuvent plus se déplacer librement pour accompagner les croyants dans les villages. Certaines paroisses ont dû fermer pour des raisons de sécurité.

« Les chrétiens du Burkina Faso sont menacés d’éradication. »

Mgr Laurent Birfuoré Dabiré,
évêque de Dori
Projets menés par l’AED au Burkina Faso

Intention de prière

Pour les personnes violentées, persécutées et tous ceux qui leur viennent en aide

En cette semaine sainte, prions pour toutes les personnes qui sont atteintes dans leur intégrité physique ou psychique, en raison de leur foi. Que le Christ qui a souffert pour sauver l’humanité  soutienne leur espérance et les console.

Prions également pour l’Église qui œuvre auprès des plus souffrants et accompagne les mourants, les malades et les plus pauvres. Que les détresses causées par la violence, la guerre ou la maladie soient vecteur d’une plus grande charité dans le monde, à l’image de la Passion de notre Seigneur.

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