L’AED soutient plus de vingt camps d’été pour les enfants et adolescents, principalement au Proche-Orient mais aussi en Europe de l’est et en Éthiopie.

Summer Camp for the Young people from Odesa ExarchatDes milliers de jeunes d’Irak, de Syrie, d’Égypte, de Jordanie, de Palestine ou d’Israël participent à des camps et cours d’été, soutenus par l’AED. Certains de ces programmes avaient déjà été soutenus par le passé. Cette année, l’AED est particulièrement satisfaite de soutenir des camps à Alep (Syrie) et à Alqosh (Irak). Les Églises locales tentent non seulement de reconstruire les structures détruites, mais aussi les âmes et les esprits, surtout parmi les enfants et les adolescents.

En Irak et Syrie, surmonter les traumatismes

En Irak, les camps d’été ont pour but d’aider les jeunes à surmonter les traumatismes causés par l’occupation des villages chrétiens des plaines de Ninive. Ils ont besoin de force spirituelle et physique, surtout maintenant que l’avenir des communautés chrétiennes est en jeu. Les camps offrent tout d’abord une aide spirituelle, afin de les soutenir dans la foi et l’espérance suite aux persécutions, exodes et aux expériences qu’ils ont vécus durant l’occupation par l’État Islamique. De même, ils bénéficient de l’aide de psychologues professionnels.

Les cours d’été à Alep vont, en une douzaine de sessions d’une semaine, procurer réconfort et repos au couvent de Notre-Dame de l’Assomption. Ils sont aussi une médecine de l’âme. À cet égard, non seulement des jeunes mais aussi des familles ayant subi des années de guerre et de souffrance sont invités à participer. On compte plus de 960 participants de tous les rites et toutes les Églises d’Alep.

Égypte : cinq camps et 475 jeunes

Le patriarcat catholique copte d’Égypte veut répéter l’expérience positive de l’année dernière et organise cinq camps d’été pour des groupes rassemblant jusqu’à 95 jeunes chacun, sur le thème « Qui est Dieu pour nous ? ». Comme le raconte le père Hanni Bakhoum, responsable du projet, « l’impact positif de ces rencontres a une incidence non seulement sur les 475 jeunes qui participent aux camps, mais aussi sur les familles des participants, si bien que plus de 2 400 personnes en bénéficient, sans compter les paroisses et les centres d’activités pastorales où vont ces jeunes ». L’AED soutient également un autre camp consacré à la prise en charge spirituelle de soixante-dix enfants venant de trente-six paroisses du Caire, du Delta et d’Alexandrie : ces enfants, « marginalisés, discriminés, abandonnés par la société ou par leurs familles », y reçoivent des soins particuliers.

Forger l’avenir en Europe de l’Est

L’Église locale, en Europe de l’Est, organise également des cours et camps d’été. Pour de nombreux jeunes du Kazakhstan, d’Ukraine, de Géorgie, d’Arménie, de Lettonie, d’Estonie ou de Lituanie, « ces camps sont le seul moyen de sortir de leurs villages isolés ou de leurs villes bruyantes. Beaucoup considèrent cette activité comme la meilleure chose qui leur arrive de toute l’année, parfois de toute leur vie », raconte Sœur Arousiag, religieuse des Sœurs de l’Immaculée conception en Arménie. Elle organise des camps d’été en Arménie depuis 1994 et au cours de ces vingt-quatre années, plus de 18 000 orphelins et enfants de familles en grande précarité ont participé à ces camps. Cette année, ils seront 840 garçons et filles âgés de 8 à 15 ans. « En été, lorsque l’école ferme, les enfants des orphelinats et internats publics ainsi que ceux des familles les plus pauvres ou les plus en difficultés sont les plus susceptibles d’errer dans les rues », expliquent les sœurs. Selon les dernières études de Formation Sessions "Eagle Eye" for the Young Ethiopia - July/ December 2014 run by the Community of St Johnl’Unicef et de l’Onu, plus de 50 % des enfants arméniens n’ont pas accès aux loisirs et environ 30 % ne sont pas correctement nourris. « Ils sont l’avenir de l’Arménie, la prochaine génération de scientifiques ou de professeurs. C’est donc maintenant que nous devons forger l’avenir de notre pays. »

Camp Eagle Eye en Éthiopie

Beaucoup d’histoires révèlent la valeur unique de ces projets. Comme celle de John, un jeune éthiopien ayant pris part au camp d’été « Eagle Eye », que la communauté Saint Jean organise depuis dix ans avec l’aide de l’AED. Lors d’une visite à l’AED, le père Athanase Markarian raconte : « Ce jeune homme originaire de Hossana, dans le sud de l’Éthiopie, est rentré chez lui très heureux de tout ce qu’il avait vécu : l’adoration eucharistique, la formation, le sport… Six mois plus tard, il appela l’un des frères pour confier d’urgence toutes ses inquiétudes. Il avait lu plus d’une centaine de fois le magazine S’aimer les uns les autres qu’il avait reçu pendant le camp, et il se sentait appelé par Dieu. Aujourd’hui, il est l’un de nos frères, un membre de la communauté.»

Cette année, l’AED soutiendra, à hauteur d’environ 180 000 euros, plus de vingt cours et camps d’été qui auront lieu entre juin et septembre.

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