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"Ce n'était pas la mort qui a pris sa vie, mais il l'a donné librement pour le Christ et les pauvres"

Après le diagnostic d'un cancer en phase terminal, le Père Michal Los est décédé le 17 Juin 2019. Il était prêtre depuis seulement 23 jours. "Nous croyons qu'il est réuni au Christ ressuscité, qu'il voulait servir avec tout son cœur en tant que prêtre. Merci pour vos prières et votre soutien" ont écrit les prêtres orioniens de la Congrégation des Fils de la Providence Divine, à laquelle Michal était rattaché.

Le Père Michal était de Dabrowa Tarnowska, dans le Sud de la Pologne. Il suivait ses études au séminaire quand les médecins ont diagnostiqué un cancer à un stade avancé. Quand il a réalisé que le diagnostic était bien grave, Michal a pensé qu'il ne sera jamais ordonné prêtre, ni célébré la messe.

Cependant, ses supérieurs ont obtenu du Pape François une dispense pour qu'il soit ordonné diacre et prêtre. Le 24 Mai l'évêque Marek Solarczyk, du diocèse de Varsovie- Praga, a ordonné Michal dans son lit du service de soins palliatifs de l'hôpital militaire de Varsovie,. Les parents de Michal, sa sœur et des membres de la communauté religieuse étaient présents. Il a proclamé ses vœux perpétuels avec les Orioniens le jour avant son ordination.

Le 25 Mai, le Père Michael a publié un vidéo sur Facebook ou il a remercié tous ceux qui avaient prié pour lui, il a demandé qu'on continue à prier pour lui, et a donné sa bénédiction en faisant le signe de croix. "Louanges à Jésus Christ, merci pour toutes vos prières, je vous prie de continuer à prier. Je vous béni au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit". Le jour suivant, en célébrant sa première messe de son lit d'hôpital, il a dit "Rien ne me séparera de l'amour du Christ"

Le président polonais Andrzej Sebastien Duda lui a rendu visite à l'hôpital et lui a demandé sa bénédiction.

Après 23 jours en tant que prêtre, le Père Michal Los est retourné auprès du Père. Sur le site officiel de la Congrégation, son supérieur le père Tarcisio Vieira a écrit: "nous attendions ces nouvelles, mais cela nous attriste quand même. Cependant nous savons que ce n'est pas la mort qui a pris sa vie, mais il l'a donné librement pour l'amour du Christ et des pauvres."

Son message et son témoignage nous ont appris quelque chose, et nous ferons ce que nous pourrons pour qu'ils ne soient pas perdus. Nous remercions Dieu de nous avoir donné ce témoin de grand foi et d'amour."

Oui j'ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour: ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni d'autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l'avenir, ni les forces d'en haut, ni celles d'en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur (Ro 8, 38-39)

Pologne – Père Michal Los
Séminaristes

Je m'appelle Elie Abou Slaybi, je suis originaire de Douris, un village de 18 000 habitants situé à 3 km au sud de Baalbek, au Liban. Baalbek était l'Héliopolis des anciens écrivains grecs et latins, où Constantin a érigé la première basilique chrétienne. Depuis le XIXe siècle, elle est le siège de deux évêques catholiques, un Melkite et un Maronite.

Je suis actuellement en quatrième et dernière année d'études au séminaire de Saint-Jacques à Karm Sadde et j'espère devenir prêtre, en réponse à l'appel du Seigneur, en offrant ma vie à son service. Mon père est décédé en 2020, après avoir contracté le nouveau coronavirus.

Au cours de mon service pastoral, j'ai constaté une grande soif de la parole de Dieu chez les fidèles de mon diocèse. Enfants, jeunes et adultes cherchent tous le chemin de la lumière et de la joie, dans une région pleine de défis sociaux, culturels et économiques, et aussi de menaces sécuritaires. Rendre la parole de Dieu accessible et compréhensible pour eux les aide à surmonter les difficultés quotidiennes et à s'enraciner dans cette région, dans laquelle ils sont devenus une minorité.

En effet, sur les 18 000 habitants de Douris, seuls 250 sont chrétiens. Leur apporter une aide spirituelle est indispensable pour maintenir leur identité religieuse. Le risque d'être absorbé par une société qui ne nous ressemble pas, d'adopter des pratiques et des modes de vie étrangers est réel, et de nombreux fidèles sont égarés, et doivent endurer des années d'efforts pour retrouver le chemin de Dieu.

Mais ce ne sont pas seulement les croyants qui ont besoin de cette lumière. De nombreux non-chrétiens souhaitent également connaître cette vérité qui donne la vie. J'ai eu le privilège d'apporter la parole de Dieu à beaucoup d'entre eux, et après les avoir accompagnés pendant de nombreuses années, ils se sont convertis et ont été baptisés. Dans cette région où les chrétiens sont devenus minoritaires, et mènent une vie extrêmement difficile, j'espère poursuivre mon aventure avec le Christ.

Je m'efforce d'être un bon ouvrier dans sa vigne, d'être un marin courageux qui ne craint pas le vent. Et pour cause, le Maître est à bord !

Je compte sur vos prières.

L’éparchie maronite de Baalbeck-Deir El Ahmar dans la vallée de la Bekaa reçoit des fonds de l’AED pour soutenir la formation de 8 séminaristes.

« Frères, je ne pense pas l'avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus Christ. » (Phil 3, 13-14 )

Liban – Elie Abou Slaybi
Séminaristes

Je m'appelle Djavan André da Silva et je suis Macuxi, de la tribu indigène Maturuca, originaire des terres tribales de Raposa Serra do Sol, dans le nord de l'État de Roraima, au Brésil. Je suis actuellement en deuxième année de théologie à l'Institut amazonien de théologie, d'études pastorales et d'enseignement supérieur, et je vis au séminaire archidiocésain de São José, à Manaus. Mon diocèse traverse une période particulièrement intense et fait face à de nombreux défis en termes d'évangélisation.

Tout d'abord, son engagement pour la cause des indigènes lui a valu, à plusieurs reprises, d'être persécutée et agressée par les principaux groupes de pouvoir économique et politique de l'État. Ce défi exige de l’engagement et la reconnaissance des peuples indigènes ainsi que le renforcement de leur identité culturelle, contribuant à garantir leurs droits, leur lutte pour la défense de leurs terres et leur autosuffisance.

La question de l’immigration est également devenue un défi au cours des dernières années et a poussé le diocèse à adopter une véritable culture de la rencontre. Des immigrants vénézuéliens sont venus à Roraima dans l'espoir de trouver de la nourriture pour survivre, du travail et une maison pour vivre. Des organisations humanitaires, des paroisses, des missions et même des familles ont accueilli ces immigrants en exprimant leur solidarité avec eux. Au milieu de cette diversité de visages et d'expériences, de personnes et de familles, l'Église de Roraima continue d'essayer d'accueillir les immigrants, en leur offrant tout ce qu'elle peut.

Le contexte historique de mon peuple indigène a été marqué par des disputes et des divergences sur le processus de territorialisation et la lutte pour ses droits et pour sa vie. C'est dans ce contexte que ma vocation s'est épanouie. Mon discernement a eu lieu dans la riche culture Macuxi transmise par mes ancêtres consistant en leur langue, leurs histoires, l'amour et le respect de la vie, les lois et les règles, la communauté et son esprit d'accueil, la dévotion à la terre, avec ses rituels, ses célébrations et Dieu le Père, Créateur de tout. Cet appel de Dieu, qui me conduit à la prêtrise, est né dans le contexte de Roraima. En regardant toutes ces réalités difficiles auxquelles l'Église de Roraima est confrontée en matière d'évangélisation, je veux vraiment suivre Jésus-Christ. Ainsi, ce chemin me conduit à faire des pas plus fermes et plus décisifs vers ce désir de servir pleinement le Christ dans mon Église locale, en tant que futur prêtre du diocèse de Roraima. Je remercie toutes les personnes qui, jusqu'à présent, ont contribué directement ou indirectement à mon parcours vocationnel. Les bienfaiteurs jouent un rôle important dans la formation d'un prêtre, car par leurs contributions - qu'elles soient financières ou matérielles - ils aident le séminaire à répondre à ses besoins, et deviennent donc coresponsables de la formation des prêtres.

Brésil – Djavan André da Silva
Séminaristes

Je m'appelle Alexey Barbu, et j'ai 19 ans. Je suis né au Kazakhstan, dans la ville de Zhezkazgan. Je suis actuellement étudiant au Séminaire supérieur théologique interdiocésain de Marie, Mère de l'Église, à Karaganda.

J'avais l'habitude de fréquenter l'église orthodoxe. En novembre 2015, alors que j'avais 13 ans, un ami m'a invité à prendre le thé chez une connaissance avant d'aller à l'école. Lorsque nous sommes arrivés, j'ai vu qu'il s'agissait d'une église. Nous sommes entrés dans le bâtiment et il y avait des gens assis autour d'une table. Ils nous ont demandé de nous asseoir avec eux et nous avons commencé à nous présenter. Je me suis alors rendu compte que l'un d'entre eux n'était autre que l'actuel évêque de Karaganda, Adelio Dell'Oro, et qu’un autre était le curé de la paroisse, le père Robert. Le lendemain, j'y suis retourné pour prendre le thé et pendant que j'étais là, j'ai demandé quels jours ils avaient la messe. Au début, je me suis dit que j'allais juste y aller, discuter un peu avec le père Robert, passer du temps avec les autres et voir ce qui se passait. Depuis lors, je n'ai pas cessé d'y aller.

J'ai été baptisé comme catholique en 2016, mais je n'ai pas immédiatement reçu d'autres sacrements, car j'avais besoin d'une bonne préparation. L’été de cette même année, j'ai fait ma première communion. Depuis lors, j'ai commencé à réfléchir à la prêtrise. Chaque année, l'église organisait une retraite spirituelle pour les jeunes de tout le Kazakhstan, et j’ai participer à chacune. Après l'une des réunions, lors d'une retraite au séminaire, j'ai commencé à ressentir quelque chose en moi, et je n'arrivais pas à m'en défaire. J'y ai pensé pendant longtemps. Après avoir terminé la terminale, je me suis inscrit dans une université russe et j'ai été accepté. Tout ce que je voulais, c'était partir et commencer mes études.

Cependant, je ne pouvais pas m'empêcher de penser à ma vocation sacerdotale, et finalement j’ai abandonné l’université et j'ai demandé à être admis au séminaire. En 2021, j'ai commencé mon premier diplôme, en philosophie, et maintenant je continue mes études, et mon chemin avec Jésus.

Priez pour moi et pour tous les séminaristes du Séminaire théologique supérieur interdiocésain Marie, Mère de l'Église, à Karaganda.

Les séminaristes du Séminaire théologique supérieur interdiocésain Marie, Mère de l'Église, à Karaganda peuvent continuer leurs études grâce à l’aide qu’ils reçoivent de l’AED.

« J'entendis la voix du Seigneur, disant: Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous? Je répondis: Me voici, envoie-moi. » (Is 6 :8)

Kazakhstan – Alexey Barbu
Séminaristes

Je m'appelle Kristin Guri, et je fait mes études au séminaire diocésain de Redemptoris Mater à Lezhë, en Albanie. Je suis en troisième année de théologie à la faculté de philosophie et théologie, de la La Mère de Bon Conseil a Shkodra. J'ai 22 ans et je suis albanais.

Je suis né a Gurï,ï Zi , une petite ville à Shkodra, dans le nord de l'Albanie. Je suis le deuxième d'une fratrie de 4 enfants. Quand j'étais jeune j'étais plutôt renfermé et timide, et j'avais du mal à aller vers les autres et surtout vers mon père qui avait une forte personnalité. Je voulais lui montrer que j'étais un enfant sage, et que je faisais tout pour réussir.

Le Seigneur est apparu dans ma vie quand j'avais 14 ans, et j'ai commencé à suivre des cours de catéchisme dans ma paroisse. C'était une rencontre extraordinaire avec Dieu. Pour la première fois, j'ai senti que Dieu m'aimait tel que j'étais avec mes problèmes et mes péchés. Au début, je ne comprenais pas grand chose; mais j'ai persisté car c'était un moyen pour m'éloigner de la maison et de mon père car a l'époque nos relations étaient très difficiles.

A peu près un an plus tard, mes parents ont aussi trouvé le chemin de la foi et je me suis retrouvé dans le même groupe neo-catechumène que mon père dans ma paroisse. Au départ cela m'a fait souffrir, mais je suis rendu compte que Notre Seigneur nous avec mis sur un chemin de réconciliation.

Pendant une retraite le Seigneur m'a inspiré avec un verset de Mathieu 10, 39 "celui qui voudra garder sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera". Grâce à ce verset j'ai compris que pour être chrétien, on doit "mourir".

Après trois années d'échanges avec mes catéchistes et inspiré par notre Seigneur pendant la Journée Mondiale de la Jeunesse en 2016 à Cracovie, j'ai pris la décision d'entrer au séminaire. J'ai eu beaucoup de difficultés à faire cette démarche après avoir terminé l'école parce que je savais que ma vie sera complètement changé : mes études, la vie que j'avais envisagée, une famille.... j'ai un peu résisté pour pouvoir faire des études de physique.

Grâce aux catéchistes, je comprenais comment notre Seigneur montrait son amour pour moi, qu'il me laissait un libre choix, c'était à moi de décider ce que je voulais faire de ma vie, je n'avais jamais eu une telle expérience. Avec une liberté totale, j'ai décidé de rentrer au séminaire et de de tout laissé derrière moi, mon école, ma famille, ma petite amie, et plus encore, pour l'amour de l'évangélisation.

Au séminaire j'ai compris que notre Seigneur me soutenait et il continue bien que par moment je me sente faible. Pendant ces 5 années au séminaire notre Seigneur m'a donné la possibilité grâce à mes catéchistes et ma communauté de me réconcilier avec mon père et avec mon histoire. 'j'ai compris comme c'est magnifique de donner sa vie pour le Christ, car j'ai connu une immense joie, et une liberté que je n'avais jamais ressentie dans ma vie auparavant. Comme c'est formidable de pouvoir dire au Seigneur " me voici, que Votre volonté soit faite!" PRIEZ POUR MOI.

KRISTEN GURI fait parti des 20 séminaristes qui sont soutenu dans leur formation sacerdotale par l'ACN en Albanie.

Mathieu 10, 39 "celui qui voudra garder sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi la retrouvera".

Albanie – Kristin Guri
Séminaristes

Je m’appelle Peter Kelvin Makina. Je suis étudiant au séminaire St Pierre, à Zomba au Malawi. L’histoire de ma vocation commence à l’âge de 9 ans. J’admirais le prêtre missionnaire italien-cambodgien qui servait dans ma paroisse à ce moment-là, dans la Paroisse St Jean. J’admirais la façon dont il célébrait la messe dans notre langue chiwecha, avec son accent italien, et j’admirais la façon dont il célébrait la liturgie. 

Cette admiration m’a amené à servir à la messe et à vouloir en apprendre plus de la part de ce missionnaire. C’est pourquoi je ne ratais jamais la messe du dimanche. Le prêtre italien nous rendait visite et inspirait les enfants de chœur en les encourageant à devenir prêtres.

Il nous expliquait que beaucoup d’entre nous avaient désespérément besoin d’entendre la Parole de Dieu, mais que peu prêchaient la Bonne Nouvelle. C’est pourquoi l’Eglise a besoin de plus de prêtres. J’ai décidé d’entrer au séminaire parce que cette passion de servir les autres, et de servir Dieu pour prêcher la Bonne Nouvelles et guider les âmes des personnes vers leur Créateur, Dieu.

Nous n’avons pas eu de vocations religieuses dans ma famille. Si Dieu le veut, je serai le premier. C’est très gratifiant de voir que durant notre travail pastoral, nous pouvons partager l’Amour de Dieu avec les autres, les accompagner, et s’occuper de tous. Je peux leur apprendre tout ce que je sais déjà sur la foi catholique.

Cependant, le chemin n’est pas toujours aisé. Quelques-uns de mes proches ne soutiennent pas ma décision de me former à la prêtrise. Cette pression peut devenir très forte par moments, et de temps en temps je pense à quitter le séminaire, mais j’ai mes amis pour m’aider, et quand je partage mes problèmes avec eux, je me sens soutenu et encouragé.

Priez pour tous les séminaristes au Malawi !

Beaucoup de séminaristes au Malawi sont capables de continuer leurs études au séminaire grâce à l’aide de l’AED.

Malawi – Peter Kelvin Makina
Séminaristes

"On nous a dit que nous pourrions rester en vie si nous enlevions nos soutanes. Mais je mourrai avec ma soutane."

Entre 1931 et 1939, une terrible persécution religieuse s’est abattu sur l’Eglise Catholique en Espagne. Cela a donné lieu à 10 000 martyrs, dont 2 053 ont été publiquement canonisés (21) ou béatifiés (2042).

Evêques, prêtres, séminaristes, consacrés et laïcs, tous ont témoigné de leur Amour pour le Christ et pour leur pays. Parmi eux, se trouvaient les Martyrs de Barbastro, dans la province Huesca du nord de l’Espagne. Dans cette seule ville, 79 religieux et prêtres furent exécutés.

Parmi ceux qui furent assassinés, se trouvaient 41 séminaristes Claretains, presque tous âgés de 21 à 25 ans. Ils moururent pour le Christ, en ayant prêché l’amour et défendu leur foi et leur vocation. Ils écrivirent d’émouvantes lettres d’adieu à leurs familles et à leur congrégation, sur des emballages de chocolat, des mouchoirs, et sur le bois d’une chaise de piano. Leurs mots sont poignants. L’un d’entre eux écrivit : “On nous a dit que nous pourrions continuer à vivre si nous enlevions notre soutane et quittions ce chemin. Mais je pourrai avec ma soutane. » Un autre dit : « Ils veulent que nous prenions les armes. Mais nous servons le Christ, et nous pouvons seulement prêcher la paix. Nous ne combattrons jamais. » Un troisième séminariste qui étudiait le chinois, écrivit à un collègue qui partait pour la Chine : « Puisque je ne partirai pas en Chine, comme je l’avais toujours souhaité, je donne mon sang pour les Missions chinoises ».

Les séminaristes et prêtres furent emprisonnés dans le hall d’un bâtiment voisin. Ils furent traités avec une brutalité qui s’intensifiait de jours en jours. Outre la chaleur étouffante, une nourriture insuffisante et le manque d’hygiène, ils étaient insultés et battus. Les séminaristes prièrent. Le cuisinier leur apportait la communion en secret. Ils furent emmenés par groupes pour être assassinés. Alors qu’il ne restait plus que 21 séminaristes dans le hall, on leur indiqua qu’ils seraient assassinés cette nuit, le 13 août 1936. Faustino Pérez écrivit une lettre de la part de tous. Tous les autres la signèrent, chacun ajoutant leur souhait spirituel. Cette lettre fut écrite sur un emballage de chocolats. Deux séminaristes argentins qui furent séparés à la dernière minute car ils étaient des citoyens étrangers, prirent la lettre avec eux, en la cachant dans leurs habits.

Le dernier paragraphe indiquait : « Nous mourrons pleinement satisfaits, aucun d’entre nous ne ressent de la peur ou des regrets : nous mourrons en demandant à Dieu que le sang qui coule de nos blessures ne soit pas un sang de vengeance, mais un sang vivant, qui encourage votre développement et votre expansion dans le monde entier. Que les martyrs de demain, 14 août, vous rappellent qu’ils meurent la veille de l’Assomption. Et quelle journée ! Nous mourrons revêtus de nos soutanes, et ce le même jour que nous les avons revêtues pour la première fois. »

43 séminaristes Claretains furent arrêtés et pris en otage par des force républicaines. Seuls deux d’entre eux, qui étaient étrangers, furent épargnés, sauvant ainsi les lettres écrites par leurs frères martyrs.

Espagne – 10 000 martyrs de la foi
Séminaristes

Je m'appelle Abel Esteves Atarama, et j'ai 26 ans. Je suis né à Piura, une ville située au nord du Pérou. Je suis en troisième année de théologie. Je viens d'une région très pauvre, et suis l'aîné de sept enfants. Mon père est devenu vendeur ambulant et a dû abandonner ses études. Ma mère est restée à la maison pour s'occuper de mes frères et sœurs et moi à temps plein. Nous n'avions pas de maison permanente, nous restions là où nous étions accueillis, ou occupions des endroits inutilisés. La nourriture et les vêtements étaient rares.

Mon père devait aller dans d'autres villes pour chercher du travail, et depuis que je suis tout petit, j'ai aussi essayé de trouver des emplois pour aider à subvenir aux besoins de ma mère et de ma famille. Finalement, après plusieurs années, mon père a réussi à trouver un emploi stable.

Me trouvant dans cette situation de pauvreté, je me battais pour qu'un jour tout s'améliore. J'espérais pouvoir étudier, améliorer notre situation. Je voulais aussi me marier et avoir ma propre famille.

Mais tout cela a changé. En 2010, j'ai rejoint un groupe de la paroisse. C'est là que j'ai fait une rencontre personnelle avec Dieu. J'ai découvert l'amour désintéressé, un Dieu qui n'exigeait pas de moi une vie parfaite, mais qui me comprenait et m'acceptait tel que j'étais. Cela a changé ma vision de la vie. J'ai commencé à m’épanouir et à mieux comprendre la vie qui m'avait été réservé jusqu'alors.

Lors d'un rassemblement de jeunes au cours duquel nous avons prié pour les vocations à la prêtrise, j'ai ressenti l'appel de Dieu. Au début, je me suis senti confus, car j'avais mes propres projets de vie. À cette époque, j'étais en couple avec une fille de la paroisse et je me préparais à aller à l'université. Je faisais des petits boulots comme peintre ou serveur, ce qui me permettait d'aider mes parents. Mais cet appel de Dieu était si fort que j'ai tout quitté pour Lui.

Je suis actuellement dans ma huitième année au séminaire. Pendant toutes ces années, je me suis rendu compte que faire la volonté de Dieu est ce qui me rend heureux. Je n'aurais jamais pensé que j'étudierais la philosophie ou la théologie. Au début, le travail scolaire était difficile, mais avec l'aide de Dieu et de mes professeurs, j'ai réussi à en trouver le vrai sens. J'ai trouvé quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas, même dans mes rêves les plus fous : le bonheur.

En outre, Dieu m'a permis de voir que ce n'est pas moi qui devait subvenir aux besoins de ma famille. Aujourd'hui, mon père a pu terminer ses études universitaires, il a un bon poste d'enseignant et mes frères et sœurs ont de quoi vivre. Le plan de Dieu a mieux fonctionné que le mien ne l'aurait jamais fait.

Pérou – Abel Esteves Atarama
Séminaristes

Je m'appelle Joachim Robin Hembrom. Je viens de la paroisse de la cathédrale du Bon Pasteur, dans le diocèse de Rajshahi, au Bangladesh. Je veux être prêtre depuis mon enfance. J'ai été très impressionné par la prédication, l'enseignement et le soin apporté aux malades de mon curé, le père Paolo Ciceri. J'ai été témoin de sa simplicité, de sa spiritualité, de son dévouement, de son intérêt et de son amour pour les nécessiteux, les opprimés et les marginaux. Il travaillait sans relâche pour administrer les sacrements. Il était italien, mais en notre compagnie, il est devenu bangladais et santal. C'est sa spiritualité, sa simplicité, son dévouement aux pauvres et sa dévotion à Dieu qui m'ont donné envie de devenir prêtre. J'ai donc décidé de consacrer ma vie à prêcher la parole de Dieu et à aider les plus nécessiteux.

La vocation est un appel, un don spécial de Dieu. Dieu nous appelle à le servir et à servir son peuple. Après en avoir parlé à mon curé, je suis entré au petit séminaire en 2006, puis au séminaire intermédiaire en 2008. C'est à ce stade que j'ai vraiment compris que j'avais un véritable appel de Dieu à être prêtre.

Alors que j'étudiais à l'université, j'ai commencé à avoir quelques doutes sur ma vocation, à cause de mes collègues musulmans et de leur vision de la vie séculière. Sous leur influence, j'ai décidé de quitter le séminaire. J'en ai parlé à mon conseiller spirituel. Il m'a suggéré de prendre du temps et de reconsidérer ma décision. J'ai commencé à prier et à méditer sur la question. Que devais-je faire ? Pendant ma prière et ma méditation, j'ai entendu la voix de Jésus qui me demandait : "Joachim, veux-tu me quitter ?" J'ai prié et médité davantage, et finalement, après quelques jours, j'ai discerné que Jésus m'appelait à travailler pour le Royaume de Dieu et à être un témoin de la Bonne Nouvelle dans le monde.

Le séminaire me donne l'occasion d'avoir une expérience pastorale. Je suis séminariste au Grand Séminaire du Saint-Esprit à Dhaka et je suis actuellement en dernière année de théologie. Pendant mon travail pastoral, je fais de mon mieux pour présenter Jésus-Christ et son amour inconditionnel aux chrétiens et aux non-chrétiens.

Le début de notre vie au séminaire semble difficile, à cause du nouvel environnement et des règles différentes, mais la vie au séminaire est pleine de joie. La formation nous ouvre des portes pour apprendre à connaître et à vivre avec Jésus de très près. Vivre avec des séminaristes de différentes cultures est merveilleux. Nous sommes unis et nous nous aidons mutuellement dans la lutte pour devenir de saints prêtres. Le plus difficile est d'apprendre les langues, surtout l'hébreu, le grec et le latin. Au début, j'avais peur d'être incapable de terminer mes études. Cependant, par la grâce de Dieu, et grâce à mon travail et à mon dévouement, j'ai pu atteindre cette étape finale de ma vie au séminaire. Merci à Dieu, merci à Jésus-Christ de m'avoir appelé à devenir un saint prêtre.

Veuillez prier pour les séminaristes du Bangladesh !

Près de 90 séminaristes du séminaire majeur du Saint-Esprit à Dacca reçoivent un soutien de l’AED pour leur subsistance

« Simon Pierre lui répondit: Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Jn 6 :68)

Bangladesh – Joachim Robin Hembrom
Séminaristes

Je m’appelle Tadey Volodomyr Kherovych et je suis diacre au monastère Basilien de Saint Pierre et Saint Paul, à Drogobych. Tadey est le nom qu’on m’a donné au monastère en signe de renaissance au sein d’une nouvelle vie spirituelle. J’ai 24 ans, et je suis le benjamin d’une fratrie de trois.

Quand mes frères et moi étions petits, nous disions tous que nous deviendrions prêtres. Nous faisions des mises en scènes de la Liturgie Divine à la maison, et c’était très amusant. A l’âge de 5 ans, je suis devenu enfant de chœur et cela m’a donné l’occasion de me familiariser avec la vie de l’Eglise et les moines basiliens. J’étais au lycée quand je me suis décidé à suivre une vie monastique. Après le collège, je suis allé à Krekhiv où tous les candidats à la vie monastique doivent se rendre en premier. Je suis en train de finir ma sixième année au séminaire de Yosyph Velyamyn-Rutskyi, à Brukhoychi.

Notre vie ici est très active, et emplie de tâches intéressantes. Nous devons trouver un équilibre entre la prière, les études, le travail et les loisirs. Pendant la semaine, j’ai également la charge de faire le ménage dans une partie du séminaire. Par exemple, avant cela j’étais Directeur spirituel pour les enfants de chœurs, mais maintenant je fais le catéchisme de la Parole de Dieu pour ceux qui viennent au monastère.  Je suis aussi le directeur d’un chœur appelé « Diesis ». Pendant 2 ans, avant le COVID, nous partions en représentations partout en Ukraine.

Beaucoup de gens voient la vie comme un problème énorme, et c’est une grande joie de pouvoir leur parler et les écouter, entendre leur douleur et leurs souffrances. J’essaye de garder en tête tous ceux qui ont besoin du soutien de Dieu, et je suis reconnaissant envers mes pères spirituels pour leur soutien sur mon chemin de vie monastique.

Soyez emplis de la Grâce de Dieu, qui nous libère du mal et qui est un océan d’amour et de beauté ! En communion de prière !

Plus de 800 séminaristes reçoivent l’aide de l’AED en Ukraine.

Ukraine – Tadey Volodomyr Kherovych
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